
Les élections municipales des 15 et 22 mars font déjà bouger les lignes au niveau national. Le premier ministre a fait savoir par son entourage qu’il s’apprêtait à procéder à un « ajustement » gouvernemental à l’occasion de ce scrutin local. Ce remaniement ministériel qui ne dit pas son nom est d’abord provoqué par la candidature de Rachida Dati à la Mairie de Paris. La ministre de la culture a annoncé son départ imminent du gouvernement à l’issue de l’adoption définitive du budget 2026, autour du 2 février, et avant le début officiel de la campagne, le 2 mars.
Du fait de sa campagne surexposée, sous les couleurs de la droite, Rachida Dati se retrouve en porte-à-faux avec les principes établis par le premier ministre, qui a fait de la mise à distance des intérêts partisans un point non négociable dans sa conduite des affaires. La maire du 7e arrondissement de Paris s’est pliée à la volonté de Sébastien Lecornu et du président de la République, Emmanuel Macron, qui n’ont pas souhaité prolonger, dans ces conditions, son bail rue de Valois. Les deux têtes de l’exécutif n’imposent pas d’échéance à Rachida Dati, qui leur soumettra elle-même la date à laquelle elle compte quitter officiellement ses fonctions.
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