mardi, janvier 20

« Grâce à notre pugnacité, au rapport de force que nous avons amorcé (…), des avancées sont allées dans le bon sens », affirme Boris Vallaud

Le président des députés PS est revenu sur les concessions faites aux socialistes par Sébastien Lecornu pour éviter le vote d’une motion de censure. Pour Boris Vallaud, le recours au 49.3 pour faire adopter sans vote le budget de l’Etat à l’Assemblée nationale « n’est pas une satisfaction ».

« Ce n’est jamais une satisfaction, quand on est parlementaire, de ne pas aller au bout d’un parcours parlementaire », a-t-il commenté sur BFM-TV, estimant que ces discussions avec le chef du gouvernement « n’ont pas été vaines ».

« Ce que nous nous sommes fixé comme responsabilité, c’est d’essayer d’être utile à la vie des Français et des Françaises », rappelle M. Vallaud, revenant sur les compromis politiques trouvés avec le premier ministre : forte hausse de la prime d’activité, gel de l’impôt sur le revenu, généralisation du repas étudiant à 1 euro, hausse des moyens des bailleurs sociaux et du fonds vert, création de 2 000 postes dans l’éducation nationale, etc. « Je crois que les conditions sont réunies » pour éviter une censure du PS, a estimé lundi soir le patron des députés socialistes.

Le président du groupe Socialiste, Boris Vallaud, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 19 janvier 2026.

« Il y a ceux qui jouent le jeu du débat parlementaire et ceux qui s’y refusent », a regretté le député socialiste, citant le Rassemblement national et La France insoumise. « Grâce à notre pugnacité, au rapport de force que nous avons amorcé (…), des avancées sont allées dans le bon sens », affirme M. Vallaud, estimant avoir « fait œuvre utile », sans pour autant « être fier de ce budget qui n’est pas le nôtre ».

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