Test – Sniper Elite 5 – L’Ombre du désert est de retour | Xbox One

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À l’aube de la sortie de son cinquième épisode, on ne présente plus la saga Sniper Elite. Le titre d’infiltration de Rebellion signe son retour après cinq ans d’absence et nous plonge encore une fois dans la peau d’un tireur d’élite au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Pour rappel, Sniper Elite 5 sera disponible le 26 mai 2022 sur PC via Steam et Windows Store, PS4/5, Xbox One et Xbox Series X|S et bénéficie également d’une sortie immédiate dans le Xbox Game Pass et le PC Game Pass.

Opération Kraken

Après un passage en Afrique ou encore plus récemment en Italie, nous partons cette fois-ci en France en 1944 un peu avant le D-Day et le fameux débarquement de Normandie. Toujours sous les traits du tireur d’élite Karl Fairburne aussi surnommé l’Ombre du désert, notre mission sera de contrecarrer l’opération Kraken et de neutraliser sa tête pensante, Abelard Möller.

Sans être une œuvre d’art, le scénario proposé tient la route et nous emmène dans plusieurs régions de France, et même sur l’île britannique de Guernesey. Comptez une dizaine d’heures pour terminer la campagne plus ou moins en ligne droite, et quelques heures supplémentaires pour récupérer tous les collectibles et accomplir tous les objectifs secondaires. Les différentes missions conservent le format déjà adopté sur les épisodes précédents de la licence, à savoir une grande carte sur laquelle sont disposés des objectifs principaux et secondaires. Plus ou moins vastes, ces terrains de jeux offrent tous des paysages différents et une ambiance qui leur sont propres. Si la première région nous a peu inspirés, nous avons par contre beaucoup apprécié le château de Beauregard ou encore la verticalité de l’île de Beaumont-Saint-Denis.

Globalement, le level design des lieux est une réussite et propose des choses très intéressantes. Il permet de nombreuses approches et chemins différents pour atteindre un objectif, et ce, par des moyens discrets ou non. Hautes herbes, points de vue en hauteur ou quantité de bâtiments explorables, notre tireur d’élite a l’embarras du choix et dispose également d’un sacré arsenal pour mener à bien sa mission.

One Man Army

Ce n’est pas une nouveauté dans la licence, Karl n’est pas seulement équipé d’un fusil de précision. Il a également à sa disposition une mitraillette, une arme de poing et une multitude de gadgets parmi lesquels se trouvent des trousses de soin, des mines (personnelles ou anti-véhicules) ou des grenades.
Ce paquetage est personnalisable avant chaque mission et dans des ateliers disponibles dans chaque niveau (il faudra les trouver au préalable). En revanche, petite nouveauté non pas des moindres, on peut maintenant personnaliser ses armes en modifiant les accessoires (canon, lunette, poignée, etc.). Chaque pièce aura ses avantages et inconvénients sur le maniement de l’arme, ce qui permet d’adapter celle-ci à sa façon de jouer.

Notez qu’il est également possible de ramasser les armes ennemies, ou d’en récupérer les munitions. Ces dernières seront d’ailleurs une ressource précieuse, les forces de Möller pouvant se montrer nombreuses en cas d’alerte déclenchée.

En plus de son paquetage, on peut aussi attribuer des points de compétences dans trois arbres différents permettant par exemple de bénéficier de plus de vie, pouvoir porter plus d’équipement, retenir son souffle plus longtemps. Pour cela, il est nécessaire de monter de niveau en récupérant de l’expérience. Celle-ci s’acquiert en validant des objectifs ou en tuant des ennemis (le montant de la récompense diffère selon la méthode utilisée).

Avant de vous parler du gameplay, il est important de parler de la difficulté et notamment de sa personnalisation puisque cela peut avoir un impact direct sur la façon de jouer. La difficulté se règle selon deux échelles, soit de manière globale, en choisissant parmi plusieurs degrés (très facile, facile, normal, etc.), soit en personnalisant les différents aspects du gameplay. Ainsi, on a par exemple le loisir d’ajuster indépendamment les uns des autres, le système de visée, le niveau de l’IA ou la régénération de santé.
Le plus important et impactant demeure le système de visée. En effet, si l’on retire toutes les aides, alors il faudra prendre en compte le vent, la distance et la retombée de la balle pour toucher sa cible. Alors que dans des difficultés inférieures, ces notions ne seront pas présentes et un simple marqueur passera au rouge pour signaler que la cible sera touchée.

Chacun y trouvera son compte et on ne peut que saluer les efforts des développeurs de proposer ces options d’accessibilité.

Une petite odeur de naphtaline

Pas de grosse révolution, le gameplay fusil à lunette en main est toujours aussi bon que dans les jeux précédents. La Killcam à rayons X est toujours aussi satisfaisante, d’autant qu’elle se déclenche également avec les autres types d’armes à présent. Elle a également été fignolée pour être encore plus réaliste. En effet, la trajectoire de la balle à la sortie du corps est directement impactée par les os ou organes qu’elle va rencontrer.

Malheureusement, malgré le très bon level design, le titre de Rebellion accuse son âge au niveau de sa technique et des animations. Nos mouvements restent très rigides, notamment pour les ouvertures de portes, l’utilisation des échelles ou un changement de position (debout/accroupi/couché).
Les niveaux, bien que vastes, sont remplis de murs invisibles et nous avons rencontré quelques bugs de collision nous bloquant dans le décor.
Enfin, si visuellement le jeu parvient à nous offrir quelques jolis panoramas, il accuse tout de même un sacré retard et ne flatte pas réellement la rétine (en particulier les visages). Difficile d’ailleurs de constater une véritable évolution avec le précédent opus de la licence sur ce point.
C’est dommage, nul doute qu’avec un budget un peu plus conséquent, Sniper Elite 5 pourrait se débarrasser de ces errements techniques.

Jeu d’infiltration oblige, la question du niveau de l’IA adverse se doit d’être posée. Mi-figue mi-raisin, on n’échappe pas à quelques situations ubuesques lors des phases d’infiltration. En effet, on peut par moment se retrouver presque face à un ennemi sans que ce dernier ne nous repère, mais dans d’autres cas, on se fera détecter à plus de 100 m de distance alors que des buissons et autres plantes nous séparent. Notons également que les ennemis ne se posent toujours pas de questions sur leurs collègues allongés au sol une fois l’alarme et l’alerte levées.
En revanche, lors des phases d’alertes, nous avons été agréablement surpris de trouver des forces ennemies redoutables, n’hésitant pas à nous contourner intelligemment tandis que d’autres maintenaient un tir de suppression.

À plusieurs la fête est plus folle

Jouable en solo, la campagne peut également se parcourir avec un ami (en ligne uniquement). Le tout fonctionne plutôt bien, il est possible de se partager munitions et objets, se réanimer mutuellement ou encore placer des marqueurs pour signaler un point d’intérêt. Malheureusement, cette dernière possibilité n’est pas disponible une fois l’œil dans la lunette du fusil. C’est dommage, car du coup le jeu manque d’une véritable option de coordination obligeant les deux joueurs à tenter de décrire à l’autre quel ennemi ils souhaitent abattre et de faire systématiquement un décompte pour se coordonner.
Nous avons également constaté quelques soucis où le joueur 2 avait un écran noir durant les cinématiques, mais le souci devrait rapidement être corrigé par les équipes de développement.

Tout comme dans l’épisode précédent, Sniper Elite 5 propose un mode Survie dans lequel il faudra résister à des vagues d’adversaires. Le jeu nous met également à disposition un mode Versus pour des affrontements jusqu’à 16 joueurs. Ce dernier mode se découpe en plusieurs types dont les classiques Chacun pour soi et Match par équipe, Squad match où les joueurs sont répartis en 4 équipes de 4 et un dernier, unique à la franchise, où les deux équipes s’affrontent à longue distance tout en étant séparées par une barrière impénétrable.
À l’instar des jeux de la concurrence, le multijoueur permet de monter des niveaux, personnaliser sa classe d’armes, ses compétences ou encore l’apparence de son personnage.

Mais ce n’est pas tout. Pour la première fois dans la licence, Sniper Elite 5 apporte également le mode Invasion. Ici, un joueur incarne un tireur d’élite de l’Axe et s’infiltre dans la campagne d’un autre joueur. Son but est alors de trouver le joueur incarnant Karl et de l’éliminer, et inversement pour l’autre joueur. S’ensuit alors un véritable jeu du chat et de la souris, où l’ingéniosité du level design prend encore plus son sens avec les multiples lieux où se placer. Les deux joueurs peuvent utiliser des téléphones disposés un peu partout sur chaque carte pour avoir des renseignements sur la position de l’autre, mais attention en abuser révélera également notre position.
De même, si le joueur envahi est repéré par l’IA du jeu, alors l’envahisseur en est également informé.
Si cette option reste à tout moment désactivable pour pouvoir profiter tranquillement de la campagne, on ne saurait vous conseiller de la laisser active, celle-ci ajoutant une petite tension grisante dès lors que nous sommes traqués. En contrepartie, si l’invasion est autorisée, les récompenses en expérience sont augmentées. Pour l’envahisseur, chaque joueur vaincu permet d’obtenir de nouvelles armes et tenues pour les invasions suivantes.

Testé sur Xbox Series X (optimisé).

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