Sophie Adenot, une Française dans le corps d’élite des astronautes

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A quoi rêvent les petites filles ? A en croire la Française Sophie Adenot, dont la sélection dans le corps très fermé des astronautes de l’Agence spatiale européenne (ESA) a été annoncée mercredi 23 novembre à Paris, certaines rêvent de l’espace : « Je trouvais que c’était vraiment fascinant », dit-elle, en anglais, dans sa vidéo de présentation mise en ligne par l’ESA. « Depuis que je suis petite fille, j’ai toujours eu cette curiosité de l’exploratrice, ajoute-t-elle. Je voulais découvrir, apprendre de nouvelles choses. Et quand j’ai grandi, j’avais réellement ce goût pour la science, la recherche et la technologie. » Son souhait d’alors, « explorer les limites de la deuxième dimension », c’est-à-dire la dimension verticale.

Direction les cieux, donc. Cela passe d’abord par des études d’ingénieur à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace (ISAE-Supaero), où, selon son CV, elle se spécialise « dans la dynamique de vol des engins spatiaux et des avions ». Cursus complété en 2004 par un Master of Science décroché au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) à Boston. Aussitôt après, Sophie Adenot entre dans la vie active comme ingénieur chez Airbus Helicopters à Marignane (Bouches-du-Rhône) où elle travaille sur la conception de cockpits d’hélicoptères. « Et j’ai tellement aimé les cockpits d’hélicoptères que j’ai voulu en faire mon bureau », confie-t-elle.

En 2005, à l’âge de 23 ans, Sophie Adenot fait donc le choix de l’armée de l’air. Après sa formation au pilotage d’hélicoptère, elle participe à plusieurs vols de recherche et de sauvetage en terrain hostile puis, en 2012, intègre, à Villacoublay (Yvelines), l’escadron chargé de transporter le chef de l’Etat, les ministres du gouvernement ou des délégations étrangères. Elle part ensuite au Royaume-Uni pour obtenir son diplôme de pilote d’essai d’hélicoptère, une fonction qu’elle occupe depuis 2019 au Centre d’essais en vol de la base aérienne de Cazaux, située à La Teste-de-Buch (Gironde).

Parcours du combattant

Avec trois mille heures de vol sur vingt-deux types différents d’hélicoptères, un brevet de pilote d’avion, un autre de pilote de planeur et un dernier de parachutiste militaire, Sophie Adenot semblait avoir fait le tour des airs. Il lui fallait donc aller là où il n’y a plus d’air, c’est-à-dire dans l’espace. Tout comme près de 23 000 autres personnes, elle a postulé pour intégrer la nouvelle promotion d’astronautes de l’ESA, la première depuis celle de Thomas Pesquet en 2009.

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