pas de pilote dans ce premier vol, mais des mannequins bourrés de capteurs à bord

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Vers la Lune et au-delà… Le commandant Moonikin Campos aura le privilège de s’installer à bord de la fusée qui décolle lundi 29 août, des États-Unis, en position couchée avec les pieds surélevés pour mieux répartir la pression sur le buste en phase d’accélération. Détail : ce commandant Campos de la mission Artemis… est un mannequin. Celui qui a le droit à une rubrique dédiée sur le site de la Nasa sera équipé de la nouvelle combinaison de la Nasa et aussi derrière son siège et dans l’appuie-tête, de capteurs permettant d’enregistrer l’accélération et les vibrations de la capsule Orion.

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Ces mesures permettront de vérifier que le siège et la combinaison protègent suffisamment l’organisme des astronautes pour les futurs vols habités. Et pour cause : l’équipage devrait subir entre deux et quatre fois la force de gravité ressentie sur terre. Il sera donc fortement secoué notamment lors du retour dans l’atmosphère terrestre, qui fera passer la capsule de 40 000 km/h à 480 puis 32 km/h. Certes, on a déjà l’expérience des vols Apollo, mais en 50 ans, les technologies et le matériel ont évolué.

Derrière ce commandant, il y a aussi deux autres mannequins. Deux bustes imitant la morphologie, et certains organes féminins, car la Nasa a déjà annoncé qu’une femme fera partie de l’équipage qui reposera le pied sur la lune. C’est une première. L’un de ces deux mannequins sera équipé d’une veste anti-radiation, l’autre non. Des capteurs permettront de comparer les taux de ces radiations reçues, car, dans l’espace différents éléments très chargés en énergie, comme les protons, peuvent pénétrer dans le corps et endommager l’ADN ou les cellules.

Lors d’une exploration lunaire, elles peuvent être 150 fois plus élevées que sur Terre et exposent le corps humain à des risques de cancer ou des troubles du système nerveux. Les données recueillies par ces mannequins seront analysées par les agences spatiales américaine, israélienne et allemande, pour sécuriser les vols dans le futur.

En revanche, on n’arrive pas encore à fabriquer des mannequins avec des émotions. Nous n’aurons pas de mesure ni du stress et ni du bonheur de cet équipage à l’apporche de la lune. Et pourtant lorsque qu’on se retrouve 400 000km de la terre, au-delà du côté exaltant de l’expérience, il y aussi effectivement la pression nerveuse du danger, l’évolution des sensations corporelles avec l’apesanteur. Sans oublier la notion du temps qui est perturbée. Pour anticiper ces risques, on ne pourra pas compter sur les trois mannequins d’Artémis 1 : c’est la préparation mentale en amont qui est fondamentale.

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