Le climat s’est déréglé. Puis, ils ont voulu dévier les rayons du soleil

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C’est sur une très jolie page web – à la manière d’un nouveau produit Apple – que le MIT a dévoilé au grand public son projet “Space Bubbles”. Au sein du Senseable City Laboratory, une équipe d’ingénieurs s’est penchée sur la résolution du problème du dérèglement climatique “en situation d’urgence”. Leur mission : agir dans le cas où “le changement climatique serait déjà allé trop loin”.

Comment ralentir le réchauffement climatique, voire l’arrêter et revenir en arrière ? Pour eux, la seule solution résiderait dans la géo-ingénierie solaire. En substance, la manipulation du climat devrait passer par une manipulation des rayons du soleil. Et à cela, le MIT propose un sorte de barrière de bulles, constituées de silicium fondu, de liquides ioniques renforcés au graphène.

Ces bulles déployées sous la forme d’un gigantesque disque, viendraient faire dévier les rayons du soleil. Pour pouvoir perpétuellement être orientée entre la Terre et le Soleil, la barrière de bulles serait déployée par un vaisseau spatial au niveau du point Lagrange.

Sur son site, les ingénieurs présentaient leurs bulles comme d’une “solution innovante qui est facilement déployée et entièrement réversible”. À pouvoir s’éclater comme des bulles classiques, cette barrière pourrait donc ne laisser aucun débris s’il fallait la remodeler ou l’enlever.

© MIT

Une histoire de 2%

Comment des bulles pourraient-elles inverser le cours des choses sur notre planète ? À se fier aux calculs des ingénieurs du MIT, il suffirait de dévier 1,8% des rayons du soleil pour “inverser le réchauffement climatique actuel”. Cela dit, dans un communiqué, l’équipe précisait que cela ne devrait pas être pris comme une solution permettant de reprendre des activités à émissions de gaz à effet de serre – les efforts devront aussi se poursuivre sur Terre.

Rien n’est encore à un stade avancé. Mais pour pouvoir en juger de sa fiabilité, “Space Bubbles” a suivi de premiers tests en laboratoire pour simuler des conditions extra-atmosphériques. La difficulté serait de trouver un mélange à la texture suffisamment solide pour ne pas éclater et suffisamment fine pour ne pas trop dévier les rayons.

“Une coopération mondiale et une collaboration politique importante sont nécessaires pour parrainer et faire avancer le projet”, écrivait l’équipe, ajoutant que “le gonflage in situ des bulles implique des tâches complexes en robotique et en navigation”. La masse se devra d’être très faible pour pouvoir ne pas être trop influencé par la gravité terrestre et solaire.

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