L’astronaute française Sophie Adenot intègre la nouvelle promotion de l’Agence spatiale européenne

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La France n’avait plus compté de femme astronaute depuis Claudie Haigneré, en 1996. Mercredi 23 novembre, l’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé que la française Sophie Adenot, 40 ans, avait été retenue dans la nouvelle promotion d’astronautes européens, qui compte au total deux femmes et trois hommes.

Sophie Adenot, pilote d’hélicoptère de l’armée de terre, « incarne un exemple pour le futur des femmes dans les milieux scientifiques et techniques, où elles sont encore sous représentées (moins d’un astronaute sur dix est une femme) », ont déclaré dans un communiqué commun le ministère de l’économie et celui de l’enseignement supérieur. Un autre Français, Arnaud Prost, a été retenu dans le corps de réserve de la promotion 2022.

Cette promotion, choisie parmi près de 23 000 candidats, succède à celle de 2009 qui, avec Thomas Pesquet notamment, avait suscité un véritable engouement pour l’aventure spatiale chez les jeunes Européens.

Lorsque l’ESA avait lancé sa campagne de recrutement, en février 2001, Claudie Haigneré avait d’ailleurs mis en garde sur la constitution d’« équipages monoculturels et monolithiques ». « Nous avons la responsabilité sociétale de représenter le monde tel que nous le voulons demain », avait-elle déclaré.

Un budget de 17 milliards d’euros

Par ailleurs, l’agence spatiale européenne a annoncé plus tôt un budget de près de 17 milliards d’euros pour les trois prochaines années, en nette hausse mais en deçà des 18,5 milliards qui étaient demandés par son directeur général. Au terme d’âpres négociations, les 22 Etats membres, rassemblés pendant deux jours à Paris, ont décidé d’une enveloppe de 16,9 milliards d’euros, en hausse de 17 % par rapport aux trois dernières années.

C’est un « grand succès », a salué le ministre français de l’économie Bruno Le Maire, estimant que le budget allait « au-delà des attentes ». Paris a abondé à hauteur de 3,25 milliards d’euros, les contributions des autres pays n’étant pas connues dans l’immédiat.

« Etant donné le niveau de l’inflation, je suis très impressionné par ce résultat », a pour sa part affirmé le patron de l’ESA Josef Aschbacher, jugeant que le budget voté était « nécessaire pour ne pas rater le train » face à la féroce concurrence américaine et chinoise notamment.

Cette contribution est destinée à financer les programmes d’exploration spatiale (2,7 milliards d’euros), d’observation de la Terre notamment pour mesurer et surveiller le changement climatique (2,7 milliards) ou encore les lanceurs spatiaux, notamment les évolutions des fusées Ariane 6 et de Vega-C (2,8 milliards d’euros).

Le Monde avec AFP

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