La Nasa dévoile le son inquiétant et mystérieux émis par un trou noir

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La Nasa a publié dimanche sur Twitter le son émis par un trou noir, situé à 250 millions d’années-lumière de la terre. Si l’enregistrement a été capté en 2003, il vient seulement d’être rendu perceptible à l’oreille humaine.

Après les images galactiques captées par le télescope James-Webb, après la diffusion d’un cliché éblouissant de Jupiter, après la vue d’une étoile mourante ou la photo d’un trou noir, et tandis que la Nasa communique sur son prochain projet d’alunissage, l’agence américaine a encore allongé la liste des succès récents de la recherche spatiale.

L’institution a en effet publié, dimanche sur Twitter, le son émis par un trou noir. Un bruit, aussi fascinant que lugubre, que vous pouvez entendre ci-dessous.

L’intrigante mélopée provient de l’environnement immédiat d’un trou noir situé en plein coeur de la galaxie Persée ou Perseus selon l’orthographe anglo-saxonne, soit à 250 millions d’années-lumière de notre terre, comme le note ici le site Motherboard.

Le partage permet à la Nasa de mettre les points sur les i et d’envoyer balader une idée reçue selon laquelle l’espace serait condamné au silence. La Nasa nuance en effet:

“L’erreur selon laquelle il n’y a pas de son dans l’espace provient du fait que l’espace est en majorité un vide – n’offrant aux ondes sonores aucun moyen de se propager. (Mais) Un amas de galaxies a tant de gaz que nous avons pu recueillir un véritable son.”

À dire vrai, la collecte a eu lieu il y a déjà un moment. Plus précisément, l’Observatoire Chandra X-ray de la Nasa l’a gravé dès 2003. Problème: il n’était jusqu’ici pas audible au commun des mortels. “Dans cette nouvelle sonorisation de Persée, les ondes sonores que les astronomes avaient identifiées précédemment sont rendues audibles pour la première fois”, souligne l’agence.

Dans le détail, la Nasa a procédé à un travail d’amplification de ses fréquences, les haussant plusieurs “quadrillions de fois”, c’est-à-dire des millions de milliards de fois. Une augmentation de leur portée et du volume qui nous permet aujourd’hui d’entendre enfin ce chant de l’univers.

Robin Verner Journaliste BFMTV

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