J’aime les jeux où je ne fais presque rien

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J’aime ces jeux dans lesquels je n’ai vraiment pas grand chose à faire, à part quelques clics à exécuter sur ma souris.

Une histoire de point de vue

Cet article est un billet d’opinion, il est par nature subjectif. L’avis de l’auteur est personnel et n’est pas représentatif de celui du reste de la rédaction de JV.

Vous l’avez peut-être ressenti vous aussi : cet état de léthargie qui vous submerge le dimanche matin, cette impression d’être une larve comateuse incapable d’accomplir la moindre tâche. Et il y a d’autres jours de la semaine qui ressemblent à un dimanche matin. Trois solutions s’imposent dès lors dans mon cas : se maintenir en position allongée, semi-allongée voire assise si une once de courage me transperce. L’occupation qui m’accompagnera durant cette longue journée de procrastination assumée ne devra en rien stimuler mes sens cognitifs, mon cerveau étant en veille durant l’entièreté du processus. En fait, le choix est plutôt évident : il me faut un jeu “canapé”.

J'aime les jeux où je ne fais presque rien

Prenons The Quarry par exemple, où il ne s’agira toujours que d’exécuter des QTE où d’éviter que mes personnages ne meurent dans d’atroces souffrances. Dans cet esprit, un
Until Dawn fonctionnera aussi bien qu’un Life is Strange ou qu’un Famicom Detective Club : ce sont des jeux où je reste souvent passive, le regard vitreux avant la sieste de 13h30 (ou celle de 16h).


Les jeux du dimanche

En fait, ces jeux ne sont-ils pas essentiels d’une certaine manière ? Quand aucun film ne vous fait envie et que vous n’avez absolument pas la patience de vous lancer dans un jeu exigeant, les jeux narratifs ou d’une grande tranquilité sont d’excellentes alternatives et occupent agréablement une journée. Ne parlons même pas des walking simulators : de pures merveilles à lancer quand je suis à moitié endormie dans mon fauteuil. Bien sûr, je ne suis pas en train de dire qu’il ne se passe absolument rien de trépidant dans ces jeux, c’est de mon côté qu’il ne se passe pas grand chose et j’adore ça. Le jeu me demande seulement à quelques reprises de presser un bouton, l’interaction est suffisante pour maintenir ma concentration presque constamment. What Remains of Edith Finch, Firewatch, Everybody’s Gone to the Rapture : autant de chefs d’œuvre que j’ai savouré en pyjama dans une quiétude presque divine.

Mon jeu narratif favori est Mutazione : un “feuilleton mutant”, comme son studio Die Gute Fabrik aime l’appeler. On y suit le voyage de Kai, une jeune fille partie au chevet de son grand-père souffrant, Nonno. Le papi malade habite une île peuplée d’humains devenus mutants suite à un crash de météorite. Kai forge de nouvelles amitiés et découvre les problématiques de chaque habitant. En parallèle, elle fait la découverte de jardins magiques et de paysages pittoresques aux sons relaxants où elle apprend à faire pousser toute une palette de plantes. L’expérience est, dans les grandes lignes, une succession de commérages et petits potins qui animent les discussions des personnages. Il n’y se passe jamais rien de rocambolesque, mais l’écriture est exquise et il s’en dégage une ambiance hautement relaxante que j’aimerais conseiller à tous. Alors outre le cadre d’un dimanche en état fébrile, Mutazione est ce type de jeu que j’ai envie de lancer un soir pluvieux à côté d’un feu de bois qui crépite (bien que je ne possède pas de cheminée ; grosso modo, je peux seulement attendre qu’il pleuve. Sauf qu’on est en plein mois d’août). Bref… tout ça pour vous dire que chaque type de jeu correspond à un état d’esprit précis pour moi, que ceux dont je vous parle aujourd’hui transmettent des émotions tout à fait particulières et qu’ils me permettent de parfois rester à moitié inerte tout en agrandissant mon champ culturel.

Quelques suggestions :

  • Shin chan: Me and the Professor on Summer Vacation, jeu très paisible dans lequel vous accompagnez la famille Nohara en vacances.
  • Famicom Detective Club, compilation qui regroupe deux superbes visual novel d’enquête initialement sortis en 88 et en 89 uniquement au Japon.
  • Coffee Talk, une simulation de vie dans laquelle vous y écoutez les problèmes de personnages et les aidez en leur servant des boissons.
  • Firewatch, jeu narratif passionnant qui vous laisse incarner un pompier dans le décor sauvage du Wyoming.
  • Mutazione, un “feuilleton mutant” aux superbes dialogues dans lequel nous suivons la jeune Kai, venue au chevet de Nonno son grand-père souffrant sur une île très atypique.
  • The Vanishing of Ethan Carter, jeu d’aventure où vous incarnez un détective aux étranges pouvoirs, parti à la recherche d’un garçon disparu.
  • Everybody’s Gone to the Rapture, walking sim dans lequel vous tentez de comprendre ce qui est arrivé aux habitants d’une ville désertée.
  • Unfolded : Camellia Tales, un point’n click touchant qui raconte les massacres de l’île de Jeju en 1948.
  • The Artful Escape, courte balade musicale qui trace la quête identitaire d’un certain Francis Vendetti.

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