En Espagne, le trafic aérien temporairement perturbé en raison de la chute de débris d’une fusée chinoise

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L’Espagne a été contrainte de fermer brièvement une partie de son espace aérien vendredi 4 novembre en raison de débris d’une fusée chinoise qui ont traversé la zone. Le trafic aérien au-dessus de plusieurs villes a été perturbé dans la matinée, ont annoncé les autorités.

Les vols ont été « totalement » suspendus pendant quarante minutes en Catalogne (nord-est de l’Espagne), ainsi que dans d’autres régions du nord du pays, « en raison des risques associés au passage de l’objet spatial CZ-5B dans l’espace aérien espagnol », a tweeté la protection civile de Catalogne. La fermeture partielle de l’espace aérien a débuté à 09 h 38 locales, a-t-on précisé de même source.

En conséquence, les vols avec pour origine ou pour destination Barcelone, la capitale de la Catalogne, mais aussi Tarragone, Reus ou encore Ibiza, dans l’archipel méditerranéen des Baléares, ont subi des perturbations, a souligné le gestionnaire national des aéroports, Aena.

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La fusée Longue Marche 5B (CZ-5B) avait décollé lundi du sud de la Chine pour livrer le dernier module d’une station spatiale chinoise actuellement en construction.

Des débris de cette fusée sont tombés dans l’océan Pacifique à 11 h 01, a annoncé le Commandement spatial américain dans un tweet.

Chute potentiellement dangereuse

L’entrée dans l’atmosphère d’une fusée dégage une immense chaleur et entraîne des frictions, des segments peuvent alors brûler et se désintégrer, mais les plus gros engins, comme la Longue Marche-5B, peuvent ne pas être entièrement détruits.

Le risque est alors que leurs débris atterrissent à la surface de la terre et causent des dommages, voire des victimes, même si ce danger est faible, la planète étant recouverte à 70 % d’eau.

Ce n’est pas la première fois que la Chine perd le contrôle d’un objet spatial lors d’un retour sur Terre. En juillet, les restes d’une fusée chinoise étaient tombés dans la mer de Sulu, aux Philippines, ce qui avait provoqué la colère de responsables américains, dont ceux de la NASA, qui avaient reproché à Pékin de ne pas avoir partagé les informations sur la chute potentiellement dangereuse de ces débris.

En 2020, des débris d’une autre fusée Longue Marche s’étaient écrasés sur des villages en Côte d’Ivoire, provoquant des dégâts, mais sans faire de blessés.

Le géant asiatique investit des milliards d’euros depuis plusieurs décennies dans son programme spatial.

Le Monde avec AFP

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