Compte Google bloqué et enquête de police après avoir pris en photo son enfant malade avec un smartphone Android

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À cause d’une photo de l’aine de son fils envoyé à une infirmière, un père de famille a vu son compte Google bloqué. Il a également fait l’objet d’une enquête de police pour détention de contenu relatif aux abus sexuels sur mineurs.

Son fils ayant développé une forme de tumeur à l’aine, un père de famille américain a cru vivre un réel cauchemar. En effet, après qu’une infirmière lui a demandé de prendre la région concernée en photo, le paternel a vu son compte Google bloqué et a fait l’objet d’une enquête de police… pour détention de contenu relatif aux abus sexuels sur mineurs.

La photo de la tumeur de son fils envoyée à une infirmière

En février 2021, en pleine pandémie de Covid-19, Mark, un père de famille, découvre une mystérieuse proéminence au niveau de l’aine de son fils. En toute logique, il décide de prendre un rendez-vous chez le médecin, mais certains cabinets sont fermés, pandémie oblige, et seule une consultation vidéo est possible. Avant celle-ci une infirmière lui demande une photo de la zone concernée. Une fois la photo envoyée, le rendez-vous est pris et un médecin finit par prescrire des antibiotiques au fils de Mark.

Seulement voilà, deux jours après avoir pris la photo, le père de famille reçoit une notification de Google l’avertissant que son compte allait être bloqué pour détention de “contenu préjudiciable”, contenu qui constituerait “une violation grave des règles de Google”.

La suspension de son compte Google et une enquête de police plus tard…

Le paternel finira par perdre l’accès à ses courriels, ses contacts, ses photos et même son numéro de téléphone. Son cas est même signalé au Centre national pour les enfants disparus et exploités. Mark décide alors de faire appel de la décision du géant du Web, mais celui-ci rejette sa demande. La police de San Francisco, où vivent le père et son fils, va même ouvrir une enquête en décembre 2021 et ainsi mettre la main sur toutes les informations de Mark stockées chez Google.

Finalement, l’enquête conclura que l’incident “ne répondait pas aux éléments d’un crime et qu’aucun crime n’avait été commis”. Pour sa défense, Google explique utiliser la correspondance par hachage avec PhotoDNA de Microsoft pour analyser les images stockées sur Google Photos afin de détecter les potentielles correspondances avec des contenus relatifs aux abus sexuels sur enfants. De plus, un porte-parole de la firme a affirmé que Google ne scanne les images personnelles des utilisateurs que lorsque ceux-ci prennent des “mesures positives”, ce qui inclurait la sauvegarde de leurs images sur Google Photos.

Les critiques vont désormais bon train contre Google. Celles-ci soutiennent que la pratique consistant à scanner et analyser les photos d’un utilisateur empiète de manière déraisonnable sur sa vie privée. L’intrusivité a donc franchi une étape supplémentaire avec cette affaire, de quoi vous rappeler que les GAFAM ont des yeux partout, même sur des photos que vous pensiez bien gardées…

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