Au Luxembourg: «Des listes d’attente» pour abandonner des animaux

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Au Luxembourg«Des listes d’attente» pour abandonner des animaux

LUXEMBOURG – Les refuges pour les animaux abandonnés sont surchargés au Luxembourg. Si bien que des listes d’attente ont été mises en place.

Pixabay/Illustration

«On n’a plus de place pour accueillir des animaux abandonnés». C’est le terrible constat qu’a fait le président de l’asile de Schifflange, Sacha André. Son refuge est surchargé. «C’est une situation qui dure déjà depuis quelques mois. Dès qu’un chien part, un autre arrive. On a mis en place des listes d’attente pour l’abandon». L’asile dénombre six animaux sur la liste d’attente. «On est à bout», se désole Sacha André. L’asile accueille 6 chiens et 80 chats. «On a dû transformer une salle vétérinaire pour avoir plus de place». Une situation qui ne peut plus durer pour le président de l’asile. «Il faut agir, car on a vraiment besoin d’infrastructures, en particulier pour les chats qui nécessitent des soins et pour éviter qu’ils ne se reproduisent».

L’asile de Schifflange n’est pas un cas isolé. Même constat du côté de l’asile national pour animaux de Gasperich et l’asile régional de Dudelange, confrontés à une hausse des abandons depuis le début des vacances. «On est aux limites de nos capacités, confie Paul Weber, le président du refuge de Dudelange. Chez les chats, on est à 100% de nos capacités, chez les chiens on est à 120%. Une douzaine de chiens se trouvent sur notre liste d’attente». Malheureusement, c’est «un phénomène qui se répète chaque année». Les chats sont les plus touchés, admet Liliane Ferron, vice-présidente de l’asile de Gasperich. «Chaque jour, il y a un appel pour un abandon».

Manque de prise de conscience

La pandémie de Covid a favorisé le phénomène, selon Sacha André. «Les deux dernières années, de nombreuses personnes, qui étaient à la maison, ont adopté un animal. Avec le retour au travail, elles se sont rendu compte de la responsabilité qu’elles avaient. On a beaucoup plus d’appels et en regardant la date de naissance du chien, on voit clairement un lien avec la pandémie», relève le président. Mais divers événements entrent en ligne de compte, nous explique-t-il. «Divorces, maladies, déménagements, situation économique, nombreuses sont les raisons des clients… Mais on essaie de les faire changer d’avis, de leur fournir une solution adaptée à leur problématique. Parfois ça marche».

Le président du chenil déplore par ailleurs un réel manque de prise de conscience du côté des futurs maîtres. «Les gens ne se rendent pas compte des responsabilités qu’engage un animal. Adopter un chat, ce n’est pas un choix seulement pour aujourd’hui mais c’est un choix à long terme, il peut vivre 18-20 ans».

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