Critiqué, depuis mercredi 28 janvier, pour avoir autorisé la vente de l’équipementier de défense LMB Aerospace à l’américain Loar Group, le gouvernement s’évite le même genre de polémique avec Eutelsat. Le ministre de l’économie, Roland Lescure, a confirmé, vendredi 30 janvier, avoir bloqué le projet de cession des infrastructures terrestres (bâtiments, infrastructures de support, antennes et circuits de connectivité) de l’opérateur de satellites au fonds d’investissement suédois EQT.
« Les antennes au sol permettent de communiquer avec les satellites, pour des communications civiles et aussi militaires » et Eutelsat, grâce à sa constellation en orbite basse OneWeb, « est le seul concurrent européen de Starlink. C’est évidemment un actif stratégique », a expliqué le ministre sur TF1. Sans plus de détails, Bercy invoque des « raisons souveraines à la France » liées au « caractère critique de l’activité ».
Les infrastructures sanctuarisées par l’Etat sont réparties dans six téléports, dont le principal à côté de Rambouillet (Yvelines), qui compte plus de 200 antennes. Deux autres sont situés en Italie, deux supplémentaires au Mexique et un dernier à Madère. Ces téléports communiquent avec les satellites en orbite géostationnaire (à 36 000 kilomètres de la Terre), utilisés pour la diffusion des chaînes de télévision, la géolocalisation ou les communications. D’autres antennes sont localisées dans un réseau mondial d’une cinquantaine de sites pour connecter la constellation OneWeb avec la Terre.
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