Professionnelle de santé dans l’est-Var, elle a préféré attraper le Covid pour obtenir un pass vaccinal valide

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“Je l’ai eu… j’ai réussi !” Voilà les premiers mots de Sonia, psychomotricienne dans un IME – Institut médico-éducatif – de l’est Var. Cette jeune femme de 32 ans a préféré attraper le Covid plutôt que de recevoir une troisième dose de vaccin. Une dose obligatoire pour pouvoir exercer sous peine d’être suspendue sans rémunération puisque le pass vaccinal est demandé à tous les professionnels du médico-social depuis le dimanche 30 janvier 2022.

Après sa deuxième dose de vaccin en septembre dernier, Sonia a eu de sérieux effets secondaires. Elle ne voulait donc pas entendre parler de la dose de rappel. Mais pour continuer à travailler auprès des enfants handicapés, la Varoise a fait le choix d’attraper le Covid. Son pass vaccinal est donc valide pour les 4 prochains mois.

“Je n’ai pas usé de stratagèmes particuliers pour être contaminée. Je me suis dit que la circulation du virus était très active en ce moment et qu’il fallait que je fasse confiance à mon corps. J’ai lavé mes mains un peu moins souvent. J’ai relâché les gestes barrières, tout en faisant attention aux personnes fragiles. Et je l’ai eu. Je suis contente” explique Sonia dans un éclat de rire, en précisant immédiatement qu’elle est “contente car je n’ai pas de gros symptômes. Un peu de fièvre, un peu de fatigue… c’est très largement gérable et surtout je suis tranquille pour 4 mois !”

“J’ai eu des effets secondaires après la 2ème dose, il était donc hors de question d’avoir le rappel. Avec les deux premiers vaccins, j’ai déjà fait des efforts, j’ai privilégié ma vie professionnelle à ma vie personnelle. La troisième dose était donc de trop pour moi” poursuit la psychomotricienne. “Et je ne suis pas la seule à réagir comme ça selon l’infirmière qui m’a fait le test. Elle m’a dit qu’il y avait de nombreux professionnels de santé qui préféraient avoir le Covid plutôt que de faire le rappel”.

Et après ? 

Le pass vaccinal de Sonia est valide jusqu’à fin mai. Et après ? “Je verrais bien” dit-elle, “c’est vrai, qu’il y a de la pression et du stress en pensant aux conséquences financières si je suis suspendus. Mais je crois que je ferai quand-même passer mes choix personnels avant ma vie professionnelle”

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