On vous présente six nouveaux diplômés de la santé à Toulon

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Ils sont aides-soignants, ergothérapeutes, psychomotriciens, infirmiers, auxiliaires de puériculture ou ambulanciers. Ont des parcours de vie, des caractères, des motivations et des âges différents, mais partagent une passion commune, celle de “prendre soin des autres”, et un avenir bien moins incertain que dans d’autres branches, puisque tous trouvent immédiatement ou presque du travail une fois leur diplôme en poche. Six étudiants, chacun issu d’une des six formations dispensées à l’IFPVPS, ont accepté de nous raconter leur histoire.

Julien, aide-soignant

Originaire du Lot-et-Garonne mais “Toulonnais depuis 25 ans”, Julien, est un ancien marin. Marié et papa de deux enfants de 10 et 14 ans, il décide de se reconvertir. Dans le médical. Il passe son DEA d’ambulancier et le concours d’infirmier, mais est finalement reçu comme aide-soignant à l’IFPVPS. Où il commence sa formation. “Je me suis pris au jeu, raconte celui qui, à 47 ans, était un peu le ‘‘papa de la promo’’. Outre les connaissances, il y avait le ‘‘prendre soin’’. J’ai découvert que je n’avais pas besoin de me forcer, c’est quelque chose que j’avais en moi.”

Julien enchaîne alors les stages. Qui lui confirment sa vocation. “Se lever avec le sourire le matin pour aller travailler, raconte-t-il, c’est énorme. Et c’est ce qui donne la force d’affronter ce à quoi on peut être confronté dans la journée.”

Un sourire que vous croiserez bientôt au service réanimation de l’hôpital Sainte-Anne de Toulon, pour lequel il a reçu une promesse d’embauche.

Océane, ergothérapeute 

Océane est Grenobloise. Mais n’a pas hésité à quitter un temps ses montagnes pour poser ses valises au bord de la mer, après avoir décroché son bac scientifique et réalisé une prépa au concours. “J’ai choisi cet institut parce qu’il avait bonne réputation, souligne l’étudiante de 21 ans tout sourire. Et un peu aussi pour le cadre de vie…”

Surtout, pour apprendre “à redonner un maximum d’autonomie à une personne en situation de handicap, quel que soit son handicap”, explique-t-elle, ce qui correspond à sa mission en tant qu’ergothérapeute. Et à ce titre, l’enseignement dispensé lui a beaucoup plu. “J’ai redécouvert le métier. L’éventail de ce qu’on peut faire, tous les publics que l’on peut accompagner… C’est tellement varié et enrichissant.”

Trois ans et cinq stages plus tard, “tous carrément différents”, Océane a retrouvé ses montagnes. Et exerce déjà à Chambéry, à 50% à l’hôpital et à 50% dans un cabinet, en libéral. Comme elle le souhaitait.

Isabelle, infirmière

“Reconversion réussie pour Isabelle! À 53 ans, cette maman de deux grands garçons, également deux fois mamie, ne s’ennuyait pas. Mais après une première carrière d’aide-soignante, « j’avais envie d’évoluer”. Et la Toucassine ressort de l’expérience diplômée et ravie. “C’est une école qui donne sa chance à tout le monde, sans distinction d’âge ou de connaissance, loue-t-elle. Avec le Covid, nos études se sont déroulées à un moment compliqué. Mais on avait toujours quelqu’un pour nous accompagner. On ne nous a jamais laissés tomber. C’est une école qui aime l’humain.”

Celle que “les jeunes” appelaient affectueusement “la daronne” reconnaît en avoir “bavé”, “mais je ne regretterai jamais. Il faut de la persévérance, de la motivation et du boulot, mais ils font de nous de bons soignants”.

Isabelle a rangé ses habits d’étudiante et est de retour à l’hôpital Sainte-Musse, où elle travaillait avant et qui a financé sa formation. Mais comme infirmière en neurologie, désormais.

Julia, psychomotricienne

Julia n’a pas passé des heures chez le conseiller d’orientation. “Je n’avais pas d’idée exacte, mais depuis le lycée, je savais que je voulais faire quelque chose dans le médical”, indique la Dignoise de 22 ans.

Son bac S en poche, et après une prépa psychomotricien, spécialité vers laquelle elle décide de se tourner, elle passe alors quatre concours. Et débarque ainsi à l’institut de formation de La Garde, son “premier choix”. Qu’elle ne regrette certainement pas. “C’est une école très familiale, décrit-elle. Il y a une vraie unité dans la promo, et on est très bien accompagné.” Les études ne sont “pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, mais c’était mieux. Je ne garde que du positif. Et ça m’a confirmé que c’est ce que je voulais faire”.

C’est d’ailleurs ce que Julia va faire puisqu’elle vient de trouver un poste de “psychomot’” dans un institut médico éducatif. “C’est un endroit où j’étais en stage. Il y avait une place, j’ai postulé, et j’ai été prise.” Tout simplement.

Amandine, auxiliaire de puériculture

Sa grand-mère était auxiliaire de puériculture, un métier qui a toujours attiré Amandine. Après un BEP sanitaire et social et un poste d’animatrice en accueil de loisir, “pour me faire une expérience”, la native de Roanne, qui vit dans le Var depuis plus de 20 ans, donne naissance à son fils Kylian. Et fait une pause pour l’élever.

Il y a deux ans, la famille s’agrandit encore avec l’arrivée de la petite Rose. “Mais je me suis lancée”, raconte la jeune femme de 30 ans. Après une prépa au concours, “pour mettre toutes les chances de mon côté”, elle décroche sa place haut la main.

Bien sûr, “ça a été une année intense, concède Amandine. Mais j’ai fait des stages incroyables, notamment en pédiatrie à Hyères.” Le Covid et le port du masque, “qui fait aujourd’hui partie de la tenue, ce n’est pas simple pour communiquer avec des enfants. Mais le soin, c’est mon truc!” termine-t-elle.

La Rocbaronnaise d’adoption aura tout le loisir d’en faire profiter la maternité de Brignoles, où elle a été embauchée illico.

Kevan, ambulancier

Agent de sécurité incendie à l’hôpital, Kevan, 26 ans, a eu envie de changer d’air. “Avec le temps, en discutant avec les ambulanciers, je me suis rendu compte que j’avais besoin de ce côté humain, relationnel”, raconte celui qui est aussi pompier volontaire depuis 13 ans.

Reçu premier au concours et sorti major de sa promo, le jeune homme de Chorges, dans les Hautes-Alpes, n’a pas fait les choses à moitié. “C’était très intense, acquiesce-t-il. On ne se rend pas compte à quel point. Mais c’était très enrichissant, ça m’a apporté beaucoup. Et puis il y avait une super ambiance et les formateurs étaient au top.”

Comme ses camarades, il n’a eu aucun mal à trouver du travail, et a été embauché dans une société des Alpes-de-Haute-Provence. “Il y a des carences énormes, confie-t-il, et donc énormément de postes à pourvoir. C’est dur, on fait énormément d’heures et de kilomètres, et on se doit de ‘‘cacher’’ la fatigue et de garder le sourire tout en essayant d’assurer des prises en charge impeccables, même si on reste humain. Mais c’est passionnant.”

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