le cri d’alarme des infirmières en psychiatrie dans le privé

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« L’État nous a bernés ! » estime Luc Bénet, directeur de l’Association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté

Luc Bénet, directeur de l’ Association hospitalière de Bourgogne Franche-Comté , entend les protestations de ces salariés à bout. Mais il se sent, notamment sur la rémunération, pieds et poings liés : « L’État nous a bernés ! Le Ségur de la santé a fait en sorte de valoriser au maximum la fonction publique, au détriment du privé non lucratif comme nous, alors qu’on a la même mission de service public. » Les salaires actuels respectent donc la convention en vigueur. « Nous n’avons pas les finances pour augmenter les salaires », rappelle-t-il. Et l’augmentation de 3,5 points de l’indice dans la fonction publique risque d’augmenter encore cet écart. « Il faudrait qu’il soit aussi pour le privé. »

Et de pointer le problème Parcoursup. « Il y a des gens qui cochent en troisième ou quatrième choix la formation d’infirmière et qui se retrouvent là par défaut. C’est un métier de vocation. Au final, on constate 30 % d’abandons pendant la formation. »

Il se dit « conscient des conditions de travail compliquées. Car ce que demandent les soignants, c’est du temps. » Et reconnaît le recours grandissant à l’intérim qui compense « un absentéisme important ».

Concernant les négociations salariales 2022, il est donc surtout question des primes, comme une « prime de remplacement au pied levé ». L’autre enjeu, c’est de fidéliser les salariés. « On réfléchit aussi à des primes, par exemple pour dix ans, treize ans passés dans l’entreprise, etc. »

Il rappelle aussi le budget formation important, qui permet aussi des progressions de carrière et qui concerne aujourd’hui 70 personnes.

B.M.

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