le CCNB veut faire partie de la solution

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L’avenir du système de santé se jouera en partie dans les salles de classe. Aussi le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick aura-t-il un rôle décisif à jouer pour pallier le cruel manque de personnel soignant. L’institution postsecondaire promet d’intensifier la collaboration avec le Réseau de santé Vitalité afin de former la relève.

Le CCNB prévoit multiplier les initiatives ciblées pour faire croître le nombre de diplômés qui viendront en renfort du milieu hospitalier.

En mai 2021, il avait développé un programme de microcertification en phlébotomie, main dans la main avec le Réseau de santé Vitalité. Après une formation de seulement huit semaines offerte sans frais, 17 finissants ont pu obtenir un emploi dans l’un des hôpitaux de la régie francophone. Une seconde cohorte a pu bénéficier de ce programme accéléré et gratuit à l’automne 2021.

«Les étudiants qui s’inscriront au programme pourront acquérir les compétences nécessaires aux prélèvements sanguins. Il s’agit d’une microcertification cumulable, ce qui signifie que cette formation est transférable et peut servir de parcours vers d’autres programmes du CCNB liés au domaine de la santé», précisait alors Julie Cyr, directrice du campus de Campbellton et doyenne de l’école de la santé et des services communautaires.

En entrevue avec l’Acadie Nouvelle, elle indique que ce programme pourrait être offert à nouveau prochainement.

«C’est exactement le genre de partenariat qui peut aider à combler les besoins de main-d’oeuvre, souligne-t-elle. C’est ce type de partenariat qu’on souhaite continuer d’améliorer.»

Deux nouvelles collaborations commenceront d’ailleurs cet automne. Les étudiants qui intégreront le programme de Technique en pharmacie pourront obtenir une bourse d’études de 10 000$ et se verront offrir un emploi par Vitalité qui défrayera les coûts de la formation. Celles et ceux qui commenceront la formation de préposé(e) aux soins des patients pourront eux aussi bénéficier de la bourse d’études et n’auront pas à payer les frais de scolarité.

«C’est la première cohorte qui sera en mesure de travailler, en apprenant et en étant formée tout en étant rémunérée», expliquait plus tôt cet été la PDG de Vitalité, Dre France Desrosiers.

Réussir à convaincre davantage de jeunes gens de faire ce choix de carrière sera déterminant alors que le réseau travaille à la mise en place d’un nouveau «modèle de soins collaboratifs», qui consiste à ajouter davantage de préposé(e)s aux soins des patients au sein des équipes pour soulager des infirmières débordées par la charge de travail.

«On a beaucoup basé nos stratégies des prochaines années sur la formation d’un plus grand nombre de préposés aux soins parce qu’il y a beaucoup de tâches qui pourraient leur être déléguées afin d’alléger le fardeau aux infirmières», soulignait Dre Desrosiers.

De tels incitatifs sont apparus nécessaires car les formations en santé ont souvent été boudées par la nouvelle génération, malgré un taux de placement des diplômés de 100%.

«C’est certain que le secteur de la santé reçoit beaucoup de publicité mais ce qu’on entend n’est pas toujours rose. Alors, dans certaines régions, les programmes sont un peu plus difficiles à remplir, et ça correspond aux professions où il est plus difficile de recruter», expose Mme Cyr.

Julie Cyr met de l’avant la capacité du CCNB à réagir rapidement pour ajuster son offre de formation. Des rencontres avec le personnel de Vitalité ont lieu au moins une fois par mois, ajoute-t-elle.

«Ça nous permet de nous assurer que l’on s’aligne sur les besoins du réseau.»

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