Grâce à l’IA, le smartphone pourrait devenir l’allier des médecins

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Le domaine de la santé connectée a le vent en poupe, notamment depuis la pandémie de COVID-19. Grâce à une intelligence artificielle, le smartphone pourrait aider les médecins à mieux suivre leurs patients.

Pour Google, la santé de ses clients est une priorité. Le département Google Health a lancé de nombreux projets afin d’utiliser des outils à disposition de la plupart d’entre nous dans le but de dépister les maladies le plus tôt possible.

C’est ainsi que récemment, Fitbit (racheté par Google) a eu l’autorisation de réaliser des ECG en tâche de fond afin de détecter des anomalies cardiaques comme les fibrillations auriculaires. Selon l’entreprise, des appareils du quotidien couplés à une intelligence artificielle pourraient aider de nombreuses personnes à diagnostiquer des maladies de façon précoce.

Le microphone comme stéthoscope

Alors que la firme de Mountain View affirme avoir de premiers résultats prometteurs dans la détection de maladies liées au diabète grâce à des photos des yeux (au travers des caméras cliniques pour le moment), la caméra du smartphone est déjà capable de mesurer un rythme cardiaque et une fréquence respiratoire.

©Eko - Eko DUO ECG + Stethoscope digital

©Eko – Eko DUO ECG + Stethoscope digital

Des recherches explorent actuellement la possibilité d’utiliser le microphone du téléphone comme un stéthoscope. Les données enregistrées de manière régulière pourraient être ainsi transmises au médecin traitant ou être utilisées lors de téléconsultations. Ce genre d’information pourrait aider le médecin à poser un diagnostic le plus tôt possible, surtout lorsque les anomalies apparaissent de façon sporadique (et pas toujours à l’auscultation).

Un outil complémentaire qui ne remplacerait pas le médecin, car s’il permet de toucher un maximum de personne, le microphone du smartphone n’est pas forcément suffisamment précis pour être un stéthoscope idéal. De plus, pour être utilisable comme dispositif médical, le logiciel devra passer par un examen complet mené par la FDA (Food and Drug Administration).

L’IA au secours de l’imagerie médicale

Dans le monde de l’imagerie médicale, l’intelligence artificielle pourrait simplifier le travail des professionnels et rendre certains examens plus accessibles.

©Butterfly Network - Au Kenya, le Butterfly iQ a été d'une grande aide pour diagnostiquer les problèmes respiratoires dus au COVID

©Butterfly Network – Au Kenya, le Butterfly iQ a été d’une grande aide pour diagnostiquer les problèmes respiratoires dus au COVID

Dans certains pays, l’échographie n’est pas forcément accessible aux futurs parents dont les revenus sont faibles. Un des problèmes est que ces pays manquent de personnel ayant l’expertise nécessaire. Une intelligence artificielle pourrait permettre de soulager la tâche des professionnels de santé, laissant l’acte à un technicien et l’analyse à l’IA (et en cas de besoin, la transmettre au spécialiste). Une évolution qui permettrait de réaliser un volume de consultation plus grand et donc rendre l’échographie plus accessible.

Pour les radiologues qui traitent souvent beaucoup de patients, l’analyse des clichés est souvent faite de manière chronologique. L’utilisation d’une IA pourrait permettre la mise en avant d’anomalie afin de pouvoir traiter les urgences en priorité et soulager des professionnels surchargés.

Les outils de Google, pas forcément l’idéal selon CareHive

Dans une interview donnée à Digital Trends, Ronald Dixon, le PDG de CareHive déclare son scepticisme quant à la démarche de Google. Selon lui, l’effort de l’entreprise est « vraiment concentré sur la façon d’utiliser la technologie pour mieux diagnostiquer ou mieux gérer les patients sans nécessairement comprendre la valeur de ce que cette technologie pourrait fournir ».

Il craint également que l’utilisation de l’IA ne fasse qu’augmenter le coût des soins et obliger ainsi les patients à dépenser plus pour obtenir un résultat similaire, ce qui ne serait pas une réelle aide pour le système de santé.

L’approche de Google qui donne la priorité à la technologie plutôt qu’au besoin clinique ne le surprend pas vraiment, puisque Google et ses concurrents sont avant tout des sociétés technologiques.

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