Doliprane, Dafalgan, Efferalgan… Quelles mesures pour éviter la pénurie de paracétamol ?

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Les achats de Doliprane, de Dafalgan et d’Efferalgan sont rationnés depuis près de deux semaines. Pour prévenir une éventuelle pénurie, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a en effet pris des mesures strictes.

“À ce jour, il existe des retards d’approvisionnement des formes orales et des suppositoires de paracétamol“, expliquait-elle sur son site internet, le 12 juillet dernier (source 1). Une situation directement liée au rebond de l’épidémie de Covid-19. De fait, elle a demandé aux officines : 

  • de privilégier la délivrance de médicaments à base de paracétamol sur ordonnance
  • et de la limiter à deux boîtes pour les patients n’ayant pas de prescription.

L’exportation de ces médicaments par les grossistes est également interdite, et l’Agence dit s’est assurée de “répartir équitablement les approvisionnements sur l’ensemble du territoire pour préserver les stocks disponibles dans le temps”. Elle assure également que l’approvisionnement des hôpitaux en paracétamol (sous toutes ses formes) est sécurisé.

Ces mesures permettent que l’ensemble des patients puisse avoir accès au médicament, a assuré Mélanie Cachet, directrice adjointe de la direction de l’inspection de l’ANSM, à l’AFP.

Un retour à la normale après l’été ?

Suite à ces annonces, le groupe Sanofi assurait qu’il n’y avait “aucun risque de rupture de paracétamol en France”. De son côté, l’Union de pharmacologie scientifique appliquée (Upsa), qui conditionne les médicaments dans son usine d’Agen (près de 204 millions de boîtes produites en 2021, dont 115 pour le marché français) confirmait au Figaro : “Nous pouvons garantir la continuité d’accès à nos médicaments. Il n’y a pas d’emballement des commandes et nous surveillons la situation de près” (source 2). “On a toujours une forte demande depuis l’hiver, à cause de la Covid et de la grippe, donc les stocks ne se reconstituent pas“, observait également Philippe Besset, président du syndicat de pharmaciens FSPF (Fédération des syndicats pharmaceutiques de France), qui évoquait “des tensions, mais pas de ruptures”.

“D’après les données disponibles à ce stade, la situation devrait revenir à la normale à l’issue de la période estivale”, indiquait l’ANSM à la mi-juillet. Mais en cette fin juillet, elle ne s’est guère améliorée, comme le souligne Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), au site Actu.fr, ce 27 juillet : “Nous faisons face à une tension d’approvisionnement. Quand ce n’est pas une marque, c’est une forme qui manque” (source 3). Et de préciser : 

On manque essentiellement de Doliprane, notamment celui pour les enfants, que ce soit en sirop ou en suppositoires. Mais également celui pour adultes en comprimés. 

Paracétamol : rappel des règles à suivre

  • Pour les personnes de plus de 50 kg (hors cas particuliers) : commencez par la dose de 500 mg, à renouveler si besoin au bout de 4 h. En cas de douleurs ou de fièvre plus intenses, vous pouvez débuter par la prise de 1 gramme en laissant un intervalle de 6 h entre deux prises.
  • Vérifiez la présence de paracétamol dans les autres médicaments (utilisés pour douleurs, fièvre, allergies, symptômes du rhume ou état grippal). 
  • En cas de fièvre (au-dessus de 38,5 °C), n’oubliez pas de vous hydrater régulièrement, surtout en cas de fortes chaleurs, et n’hésitez pas à demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute. 

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