Covid : quels problèmes de santé mentale risquent de frapper deux ans après la guérison ?

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Une découverte certes alarmante mais aussi cruciale dans la perspective de vivre avec le virus. 

Non, la crise du Covid n’est pas terminée. Dans le monde entier, les experts s’accordent à dire qu’il faut apprendre à vivre avec la maladie. Et qu’une nouvelle vague s’apprête à déferler dès la rentrée de septembre, la 8eme en France

Plus de deux ans et demi après l’arrivée du coronavirus, il continue de se dévoiler. Les scientifiques en apprennent toujours plus sur ce que l’on appelle désormais le Covid long. Cette forme de la maladie qui dure dans le temps et dont les symptômes sont progressivement recensés. 

Dans un article mis en ligne ce jeudi 18 août, le grand média américain CNN affirme même que certains symptômes du Covid peuvent frapper deux ans après une guérison : des problèmes de santé mentale. Selon une étude de l’Université d’Oxford menée auprès d’un million de cas dans huit pays différents, “le risque de développer des troubles épileptiques, un brouillard cérébral, une démence et d’autres problèmes de santé mentale reste élevé deux ans après s’être remis du Covid-19″. “Les risques de troubles psychiatriques courants sont revenus à la valeur initiale après 1 à 2 mois (troubles de l’humeur à 43 jours, troubles anxieux à 58 jours) et ont ensuite atteint une incidence globale égale à celle du groupe de comparaison apparié (troubles de l’humeur à 457 jours, troubles anxieux à 417 jours). En revanche, les risques de déficit cognitif (connu sous le nom de brouillard cérébral), de démence, de troubles psychotiques et d’épilepsie ou de convulsions étaient encore augmentés à la fin de la période de suivi de 2 ans”, précise l’étude publiée dans la revue scientifique en ligne The Lancet.

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Les enfants touchés

“Des découvertes alarmantes, d’une importance cruciale dans notre contexte actuel de propagation non atténuée de Covid”, estime Rachel Sumner, chercheuse principale à l’Université métropolitaine de Cardiff au Royaume-Uni, qui n’a pas participé à l’étude. 

“Ils ne peuvent pas penser, ils ne peuvent pas respirer. J’ai une personne dont la maladie est si grave qu’elle ne peut pratiquement pas sortir du lit”, témoigne en ce sens le Professeur Aaron Friedberg, de l’Université de l’Ohio. “J’ai vu récemment une personne qui ne travaille toujours pas à cause des symptômes de Covid deux ans plus tard.”

Des troubles qui peuvent également frapper les enfants même si la proportion des moins de 18 ans touchée reste moins importante que chez les adultes. 

Des conclusions valables pour tous les variants, y compris Delta et Omicron, qui comportent des risques équivalents en ce qui concerne les risques d’ordre neurologique et psychiatrique. 

Une étude qui comporte néanmoins quelques limites : “On ne sait pas à quel point ces troubles sont graves ou durables. On ne sait pas non plus quand ils ont commencé, car les problèmes peuvent être présents pendant un certain temps avant qu’un diagnostic ne soit posé. Les cas non enregistrés de COVID-19 et les vaccinations non enregistrées introduisent une certaine incertitude dans les résultats”.

Adult risk of developing seizure disorders, brain fog, dementia and other mental health conditions remains high two years after recovering from Covid-19, a new study finds https://t.co/xNdtJ7CWYF

— CNN (@CNN) August 19, 2022

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