Ces villes où il fait bon marcher… ou pas

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Dix mille pas et plus. « Faut que je marche/Parce que je comprends quand je marche (…)/ Parce que j’apprends quand je marche (…)/ Parce que je pense quand je marche », chante joliment Ben Mazué dans un des titres de son album Paradis, sorti fin 2020, qu’il a composé pour beaucoup… en se promenant.

Stimulant de la créativité, des capacités cognitives et de la mémoire, dont les bénéfices ont été plus largement établis pour la santé mentale et physique, la marche est de plus en plus plébiscitée comme moyen de transport actif et outil de lutte contre la sédentarité. Surtout depuis la pandémie de Covid-19. « Il y a une écoute sur le sujet, notamment auprès des pouvoirs publics, qui n’existait pas il y a cinq ans », assure Anne Faure, présidente de l’association Rue de l’avenir, qui œuvre depuis 1988 pour une « ville plus sûre, plus solidaire, et plus agréable à vivre ».

Le plan Vélo et mobilités actives, lancé fin 2018 par le gouvernement, est devenu un plan Vélo et marche pour 2023-2027, même si les investissements peuvent sembler déséquilibrés : 4 millions d’euros sur quatre ans pour le programme ID-Marche, 250 millions rien qu’en 2023 pour le vélo.

Lire la chronique de Sandrine Cabut : Article réservé à nos abonnés Les transports « actifs », à pied ou à vélo, bons pour la planète, la santé et l’économie

« On assiste à une redécouverte de la marche, qui se traduit par une augmentation des politiques et plans “marche”. C’est un sujet qui monte dans les collectivités locales », confirme Catherine Pilon, secrétaire générale du Club des villes et territoires cyclables et marchables (CVTCM). Pour soutenir les territoires motivés pour s’engager dans cette thématique, un appel à projets Marche du quotidien a ainsi été lancé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.

Des trottoirs agréables et sûrs, priorité numéro un

C’est dans ce contexte favorable qu’est présenté, mardi 12 septembre, le deuxième baromètre des villes et villages marchables, une enquête du collectif Place aux piétons (rassemblant la Fédération française de randonnée pédestre et les associations CVTCM, Rue de l’avenir, 60 millions de piétons), en partenariat avec les pouvoirs publics. Quelque 42 000 personnes ont répondu à un questionnaire en ligne permettant d’évaluer, en fonction de multiples critères, 236 communes, notées de A + à G (ressenti allant d’excellent à très défavorable) et de dégager des axes prioritaires d’action. Certes, cette consultation publique ne constitue pas un échantillon représentatif de la population (la marche est le mode de déplacement principal de 43 % des répondants, beaucoup plus que la moyenne des Français). Mais elle est intéressante par son nombre de participants, sa confirmation des résultats du premier baromètre, réalisé à l’hiver 2020-2021, en pleine vague de Covid-19, et une participation plus importante de petites communes.

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