Au pôle universitaire d’Alençon, des étudiants s’impliquent pour aider leur camarades en droit accès santé

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Le stage préparatoire au campus universitaire d’Alençon-Damigny permet aux nouveaux étudiants de « se faire une idée du contenu des cours » de santé lors du premier semestre. ©L’Orne hebdo

Débarquer sur les bancs de la fac n’est pas toujours une étape évidente, notamment pour les étudiants du pôle universitaire d’Alençon (Orne) inscrits en licence droit accès santé (L.AS).

Avec cette filière apparue en 2020 lors de la réforme des études de santé, ils s’apprêtent à jongler entre les cours de droit (80 %) et ceux de santé (20 %).

Remise à niveau, polycopiés, yoga…

Pour les aider dans la réussite de leur cursus, l’association Tutorat santé de Caen, composée d’étudiants en études de santé, œuvre toute l’année. À commencer par le stage préparatoire, déjà organisé en 2021, sur le campus de Montfoulon, du mardi 16 au mardi 23 août 2022, pour aborder plus sereinement la rentrée, fixée mercredi 24 août.

« Nous leur faisons un brassage de tous les cours de santé au programme du premier semestre pour qu’ils se fassent une idée du contenu des cours et se remettent dans un rythme de travail », présente Coline Picquet, vice-présidente de l’association en charge du stage auquel a participé une dizaine de nouveaux étudiants alençonnais. « Nous les accompagnons pour trouver avec eux une méthode de travail et qu’ils ne se retrouvent pas en totale découverte. » 

Le reste de l’année, les tuteurs proposent d’autres services gratuits pour « aider ces étudiants à accéder aux études de santé » : polycopiés de cours, examens blancs, groupes d’échanges, travaux dirigés, séances de yoga pour le bien-être… Et, dès ce stage, une remise à niveau en physique-chimie.

« L’année dernière, c’était la première année pour les étudiants issus de la nouvelle réforme du bac. Nous avons constaté un manque de notions de base pour les tutés qui n’avaient pas suivi un parcours avec des sciences physiques. En L.AS, nous trouvons des profils très différents et ils ne partent pas tous avec les mêmes armes. »

Coline Picquet, vice-présidente du Tutorat santé de Caen

Cinq tuteurs à Alençon

Si l’association reste principalement implantée à Caen, elle met en place les mêmes services à Alençon pour « garantir un accompagnement de qualité ». « L’avantage, ici, c’est que les étudiants forment un petit groupe et se connaissent très bien », souligne la vice-présidente de l’association qui bénéficie d’un relais local.

Dans la préfecture de l’Orne, l’association s’articule autour de cinq tuteurs, tous étudiants en kinésithérapie.

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Parmi eux : Robin Azziza, 19 ans. Originaire d’Alençon, il rentre en première année à l’IFMK après une L.AS STAPS à Caen.

« L’année dernière, le Tutorat santé m’a beaucoup aidé à Caen. J’ai voulu passer de l’autre côté. C’est une charge de travail supplémentaire mais c’est intéressant. Puis, je savais que les tuteurs n’étaient pas nombreux ici donc nous nous sommes motivés avec des potes. »

Robin Azziza, étudiant en kiné et nouveau tuteur à Alençon

Il était présent au stage, pour « parler de son expérience avec les futurs tutés, les rassurer et leur donner quelques techniques ».

Robin Azziza
Robin Azziza, étudiant en kiné et nouveau tuteur, a voulu rendre l’appareil après avoir été lui-même aidé l’an dernier. ©L’Orne hebdo

Une manière pour lui, aussi, de se faire une première expérience dans son nouveau rôle. Comme tous les autres tuteurs, il suivra un week-end de formation, début septembre.

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