À Plougastel-Daoulas, les poneys fugueurs retrouvés en parfaite santé – Plougastel-Daoulas

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Le coup de fil libérateur a résonné tard dans la soirée de mardi 2 août 2022, entre chien et loup. Un automobiliste venait d’apercevoir, depuis la route, les cinq poneys qui s’étaient enfuis de leur champ la veille, en milieu d’après-midi. « Il était 16 h, je revenais d’une balade avec un autre groupe de poneys », raconte Véronique Hamon, présidente de l’association gérant le centre équestre de Traon Elorn.

Trente heures après, la passionnée inquiète pouvait enfin récupérer Domino, Ulysse, Joiice, la jeune Dalton et Bobby, le vieux compagnon de route du centre équestre qui a certainement pris soin des plus jeunes dans cette folle escapade. L’histoire se termine donc bien pour les pensionnaires de la résidence estivale du centre équestre de Traon Elorn, près de la chapelle Saint-Adrien, à Plougastel-Daoulas, point de départ de balades équestres très appréciées des enfants.

« On les sent apaisés »

Les fugueurs ont retrouvé un enclos et le droit à quelques jours de repos, à l’ombre des arbres, avant de reprendre les promenades, interrompues depuis lundi après-midi. « On a préféré tout arrêter, on n’aurait pas eu l’esprit à ça. Là, ils sont contents de retrouver leurs copains, on les sent déjà apaisés », savoure la présidente, qui s’interrogeait encore sur les causes de cette disparition.

« Il y a eu une très belle mobilisation des riverains […] On a reçu énormément d’appels, des enfants qui étaient tristes…»

D’après la responsable du centre de loisirs Saint Adrien, voisin du centre équestre, les chevaux ont vu quelque chose qui les a fait paniquer et s’enfuir par une clôture fragilisée par la sécheresse. La responsable a donné l’alerte à 13 h en voyant les chevaux s’enfuir, aussitôt suivis par les poneys.

« Ils ont dû avoir une belle frayeur pour s’échapper comme cela, concède Véronique Hamon. Parce que des poneys qui s’évadent, ça arrive, mais on les retrouve toujours dans l’heure ». Pas cette fois. Les animaux, certainement apeurés, se sont cachés dans les espaces boisés qui cernent le hameau de Saint-Adrien. « C’était un grand mystère. C’est difficile de comprendre comment cinq poneys peuvent ainsi s’évaporer dans la nature ».

« Énormément d’appels »

L’heure est désormais au soulagement et aux remerciements à l’intention de toutes les personnes qui ont prêté main-forte à la recherche. « Il y a eu une très belle mobilisation des riverains, à travers les réseaux sociaux et Le Télégramme. On a reçu énormément d’appels, des enfants qui étaient tristes… »

Des battues ont été organisées lundi, jusqu’à minuit, puis mardi, dès sept heures du matin, à pied, en quad ou à VTT, jusqu’à l’heureux dénouement de fin de soirée. « Aujourd’hui, tout le monde est un peu KO », reconnaît Véronique Hamon qui, après de longues heures d’angoisse, a donné le signal de la relance des activités de balade, ce mercredi. Sauf pour les fugueurs, qui auront gagné, dans l’histoire, une belle frayeur et quelques jours de RTT.

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