- Le sort des membres du gouvernement Lecornu II issus des Républicains sera évoqué ce mercredi 22 octobre lors du bureau politique du parti.
- Son président, Bruno Retailleau, se dit favorable à leur exclusion.
- À l’inverse, Laurent Wauquiez, président du groupe à l’Assemblée, appelle à « l’apaisement ».
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Bruno Retailleau largement élu président des Républicains
Les Républicains vont-ils exclure les six ministres issus de leurs rangs qui ont choisi d’entrer au gouvernement Lecornu II ? Après avoir participé à plusieurs exécutifs aux côtés des macronistes, le parti de droite a refusé de rejoindre l’équipe formée par Sébastien Lecornu le 10 octobre. Le 12 octobre, LR a annoncé l’exclusion de ses membres qui avaient malgré tout accepté un ministère. Un bureau politique se réunira ce mercredi pour trancher leur sort. Un sujet qui exacerbe les désaccords entre les deux hommes forts du parti : son patron, Bruno Retailleau, et le président des députés, Laurent Wauquiez.
« Ça suffit. Il faut qu’on retrouve de l’apaisement. On ne va pas se mettre à exclure tout le monde »
, a déclaré ce dernier, ce mardi 21 octobre, sur BFMTV. Sceptique de longue date quant à la participation de LR à l’exécutif, le président du groupe s’était pourtant rangé à l’avis de la majorité des députés de la Droite républicaine, plutôt favorables à une entrée au gouvernement. Pour le député de la Haute-Loire, « il faut tourner la page et se concentrer sur l’avenir ».
« Il y aura une sanction »
Mais Bruno Retailleau ne l’entend pas de cette oreille. « Je considère que ceux dont vous parlez ne sont plus LR »,
a-t-il tranché, ce mardi, auprès du Figaro
(nouvelle fenêtre). Pour la chef du parti, Annie Genevard, Rachida Dati, Vincent Jeanbrun, Philippe Tabarot, Sébastien Martin et Nicolas Forissier « ne peuvent pas être la caution de notre famille politique au gouvernement, c’est pourquoi il doit y avoir – et il y aura – une sanction. Pas dans deux mois ou dans deux ans, mais dès ce mercredi soir lors du bureau politique. »
Le chaos gouvernemental des dernières semaines n’a fait qu’exacerber les divisions au sein des Républicains, et plus particulièrement entre les deux hommes qui s’étaient disputés en mai la présidence du parti. La décision surprise de Bruno Retailleau de contester la composition du gouvernement Lecornu I, prise « sur un tweet, sans nous en parler »
, a été « difficile »
, a reconnu Laurent Wauquiez, déplorant la «
très mauvaise image
projetée par la droite ».
Interrogé sur cette mésentente, Bruno Retailleau a répondu au Figaro
: « Pour faire la guerre, il faut être deux. Et je me sens d’autant moins rival de Laurent Wauquiez que les militants ont tranché la question : 75 % d’entre eux m’ont élu président de notre mouvement »
lors du scrutin interne de mai dernier. De son côté, Laurent Wauquiez a assuré n’avoir « aucun adversaire »
au sein de LR.












