mercredi, janvier 28

  • Un juge fédéral a décidé de bloquer l’expulsion hors des États-Unis d’un garçon de Liam Conejo Ramos, 5 ans, arrêté avec son père le 20 janvier dans le Minnesota.
  • Provoquant l’indignation, la photo de son arrestation est devenue virale.

Suivez la couverture complète

La police de l’immigration de Donald Trump de plus en plus contestée

Sa photo est devenue l’un des symboles des méthodes brutales de la police américaine de l’immigration. Un juge a temporairement bloqué l’expulsion hors des États-Unis d’un garçon de 5 ans arrêté avec son père le 20 janvier dans le Minnesota. « Toute expulsion ou transfert » de l’enfant et son père sont interdits tant que ceux-ci contestent leur détention « et jusqu’à nouvel ordre » de la justice, a décidé le juge Fred Biery, du tribunal fédéral de San Antonio, au Texas, où ils sont détenus.

Deux versions s’affrontent

Liam Conejo Ramos et son père Adrian Conejo Arias, originaire d’Équateur (nouvelle fenêtre) et présenté comme clandestin, ont été arrêtés le 20 janvier. La mère et le frère aîné de Liam n’avaient pas été arrêtés en même temps qu’eux. Leur cas a suscité une vague d’indignation après qu’une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d’un bonnet bleu aux oreilles de lapin, portant un sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale.

Deux versions s’opposent concernant sa prise en charge par la police de l’immigration. Selon une représentante du réseau scolaire que l’enfant fréquentait, il a été utilisé comme « appât », forcé de frapper à la porte de son domicile pour faire sortir les personnes qui s’y trouvaient. Les autorités fédérales affirment au contraire qu’il a été récupéré devant chez lui après que son père a pris la fuite. 

Dans le Minnesota (nouvelle fenêtre), Donald Trump a annoncé mardi une « petite désescalade » après l’arrivée de son conseiller Tom Homan (nouvelle fenêtre), dépêché pour désamorcer les tensions autour de l’opération anti-immigration ayant conduit à la mort de deux manifestants, Alex Pretti et Renee Good, tués par balles par des agents fédéraux.

Antoine LLORCA avec AFP

Share.
Exit mobile version