vendredi, janvier 30
Des agriculteurs, des producteurs et des travailleurs du secteur agroalimentaire participant à une marche pour réclamer davantage d’ambition de la part du gouvernement britannique en matière de politique alimentaire et agricole, à Londres, le 15 octobre 2022.

Le 20 janvier, dans l’indifférence presque totale des politiques et médias britanniques – sidérés il est vrai, par les menaces de Donald Trump contre le Danemark et le Groenland –, le gouvernement de Keir Starmer a publié un rapport alarmant sur les conséquences, pour la sécurité du Royaume-Uni, de la perte globale de biodiversité.

Intitulé « Global Biodiversity Loss, Ecosystem Collapse and National Security », ce rapport de 14 pages auquel a collaboré le Joint Intelligence Committee (un organe de l’exécutif britannique supervisant les agences de renseignement MI5 et MI6) constate, en des termes inhabituellement francs, que « tous les écosystèmes considérés comme essentiels [à l’équilibre de la planète] », comme la forêt amazonienne, les forêts boréales, l’Himalaya, les mangroves, les récifs coralliens ou le bassin du Congo, « sont sur la voie de l’effondrement (ils perdent leur fonction de manière irréversible et/ou sont impossibles à réparer) ».

Et même si ces écosystèmes sont à des milliers de kilomètres du Royaume-Uni, leur effondrement présente une menace « pour la sécurité et la prospérité nationale », car il engendrera « une instabilité géopolitique et économique et une intensification des conflits et de la concurrence pour les ressources », avec leur lot de vagues migratoires, de risques accrus de pandémies ou de polarisation politique.

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