
Routes qui se fissurent sous l’effet des canicules, voies ferrées déformées par la chaleur, ponts détruits par les inondations, réseaux d’eau éprouvés par les sécheresses à répétition… le dérèglement climatique n’est plus une menace abstraite pour les infrastructures françaises : il accélère leur dégradation, au prix d’interruptions de service et de factures croissantes pour les collectivités.
Dans un avis adopté mardi 13 janvier, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dresse un constat sans détour : ces infrastructures – routes, ponts, aéroports, réseaux ferroviaires, fluviaux, d’eau ou d’énergie – sont à la fois considérables, indispensables… et vulnérables.
En cause, une longue période de sous-investissement qui a laissé s’accumuler une « dette grise », faite de retards dans l’entretien et la rénovation. Elle a fragilisé les ouvrages, au moment où les catastrophes climatiques gagnent en intensité et en fréquence.
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