Il avait été le premier président élu du Suriname. Ronald Venetiaan, figure de la démocratie de ce petit pays néerlandophone du nord de l’Amérique du Sud, est mort, mercredi 5 novembre, à l’âge de 89 ans, a annoncé sa famille. Cet ancien professeur de mathématiques avait été trois fois président.
Sa première élection, en 1991, met fin à onze ans de dictature. Battu à la présidentielle de 1996, il a ensuite remporté les élections de 2000 et de 2005, restant au total quinze ans au pouvoir.
Respecté dans le pays et à l’étranger, il a notamment su rétablir l’aide économique de l’ancienne puissance coloniale, les Pays-Bas, pour son pays.
« C’était un homme d’Etat et un grand fils de la nation, qui a consacré sa vie à servir le Suriname. Venetiaan a joué un rôle significatif dans le développement du pays et était particulièrement connu pour son engagement en faveur de l’éducation, de la démocratie et de la bonne gouvernance », a souligné la présidente, Jennifer Geerlings-Simons, élue cette année.
Opposé à l’alliance avec le parti de l’ancien dictateur
Ronald Venetiaan s’était ému ces derniers mois de l’alliance de sa formation, le Parti national du Suriname (NPS), avec le Parti démocratique national (NDP) dirigé par Mme Simons et fondé par celui qui fut son principal adversaire, l’ancien dictateur Dési Bouterse, mort en décembre 2024.
« Un grand homme d’Etat (…) Avec son décès, je perds un mentor personnel et un homme d’Etat sous lequel j’ai servi en tant que ministre de la justice et de la police », a, quant à lui, affirmé Chan Santokhi, ancien président battu par Mme Simons. « Il a également été exceptionnellement actif dans le domaine de l’éducation et a marqué de son empreinte le gouvernement surinamais », a ajouté M. Santokhi sur les réseaux sociaux.










