dimanche, janvier 25

Avec notre correspondant à Port-Louis, Patrick Hilbert

Interrogé par RFI, l’Attorney General, équivalent mauricien du ministre de la Justice, Gavin Glover se déclare extrêmement surpris face à un nouveau développement jugé aussi soudain qu’inattendu, alors que le texte semblait en voie d’aboutir. Selon lui, le retrait du projet de loi de l’agenda de la Chambre des Lords rompt avec les pratiques parlementaires habituelles au Royaume-Uni. Il rappelle que la Chambre haute est conçue comme une simple instance de relecture et d’amélioration des textes, et non comme un organe chargé de bloquer une loi déjà approuvée à deux reprises par la Chambre des communes.

L’argument avancé par les conservateurs britanniques : le projet de loi serait incompatible avec un traité de 1966 entre les États-Unis et le Royaume-Uni, qui stipule que l’archipel des Chagos doit rester sous souveraineté britannique. À Maurice, on précise que le dialogue se poursuit avec le gouvernement travailliste britannique et on espère que le dossier sera rapidement débloqué.

Mardi 20 janvier, le président américain Donald Trump avait qualifié de « grande stupidité » ce traité de rétrocession. L’île de Diego Garcia, qui se situe dans l’archipel des Chagos, accueille une base militaire américaine, que l’accord ne remet pourtant pas en question.

À lire aussiRoyaume-Uni: dans l’opinion, la «relation spéciale» entre Londres et Washington se délite

Share.
Exit mobile version