samedi, mars 7

  • Au Liban, les autorités annoncent plus de 200 morts après les frappes israéliennes, tandis que 300.000 personnes ont été déplacées.
  • Un désastre humanitaire alors que les Libanais avaient déjà connu l’exode il y a un peu plus d’un an.
  • Des habitants qui sont aujourd’hui dans le plus grand dénuement, comme le montre ce reportage de TF1.

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Sur les hauteurs de Beyrouth, les caméras libanaises sont braquées en permanence sur un quartier en contrebas. Tous scrutent le ciel, tendent l’oreille. Un missile vient de s’abattre à nouveau. « Les gens qui habitent cette zone sont en majorité des chiites qui soutiennent le Hezbollah. Bien sûr que ça tape très fort ici », explique Anthony Adm, caméraman de la chaîne de télévision libanaise LBC. « Ces frappes font partie du quotidien des Libanais depuis plusieurs jours, en particulier dans ce quartier à majorité chrétienne », précise l’envoyée spéciale de TF1, Esther Lefebvre.

J’ai appris que cette nuit, l’immeuble juste à côté de chez moi s’est effondré et ma maison a été détruite. J’ai des enfants et je ne peux pas les laisser sous les bombes.

Un père de famille

Omar, un jeune Franco-Libanais, invite l’équipe de TF1 à monter sur son toit. La zone sud de Beyrouth, évacuée jeudi 5 mars, n’est qu’à quelques centaines de mètres. Il ne sursaute même plus quand un missile s’abat. La guerre est dans l’ADN des Libanais. « On s’est habitués. On pense que ça s’arrête, mais après quelques mois, c’est la même chose qui se répète. C’est peut-être la onzième frappe aujourd’hui », dit-il. 

Au fil des frappes, la capitale voit les déplacés affluer dans les rues du centre-ville. Comme des centaines de milliers de personnes, la famille qui témoigne habite et travaille dans les quartiers sud. « J’ai appris que cette nuit, l’immeuble juste à côté de chez moi s’est effondré et ma maison a été détruite. J’ai des enfants et je ne peux pas les laisser sous les bombes », souligne le père. Un cauchemar sans fin pour cette autre famille, réfugiée de Syrie. « En Syrie, la situation est mauvaise. Comment voulez-vous que j’y retourne avec mes enfants ? Et maintenant, ici aussi, c’est la catastrophe », se lamente Jouhayna. 

Les réfugiés syriens représentent 1/5ème de la population du Liban, parmi les plus précaires. Alors que les centres d’hébergement sont saturés, les Libanais ne peuvent plus vivre ici. Les Libanais tentent de conserver un minimum de dignité, y compris dans les campements à ciel ouvert.

V. F | Reportage : Esther LEFEBVRE, Philippe de POULPIQUET et Patricia KHODER

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