jeudi, janvier 29

Même si le pire semble derrière lui, le régime des mollahs, en Iran, est plus fragilisé que jamais. Il n’est pas du tout exclu que Donald Trump décide de recourir à la force pour le punir du massacre de milliers de manifestants innocents. Et, à terme, le sort des mollahs demeure hautement incertain. Au même moment, l’Alliance atlantique traverse des turbulences majeures, notamment dues à Trump – à son mépris pour l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), à sa détermination à obtenir le prix Nobel de la paix, à ses relations avec Vladimir Poutine, à ses déclarations agressives sur le Groenland et à son obsession des droits de douane, entre autres choses. Dans ce climat pour le moins orageux, il serait bon que les alliés trouvent un objectif commun auquel travailler ensemble et pour leur bien à tous.

Une action commune contre la dictature théocratico-militaire iranienne pourrait constituer un pareil objectif. Sans le soutien de Téhéran, le Hamas, le Hezbollah, les houthistes et les milices chiites irakiennes seraient, en effet, privés de capitaux vitaux. Les représailles d’Israël à l’attaque barbare du 7 octobre 2023 modifient profondément l’équilibre des pouvoirs au Moyen-Orient, certes, mais tant que la République islamique n’aura pas disparu, la menace terroriste iranienne perdurera. Renverser le régime apparaît donc comme la solution la plus rapide et la plus efficace pour mettre fin à la menace terroriste iranienne, qui pèse depuis plus de cinquante ans sur l’Occident.

Le soutien iranien au terrorisme international menace l’Europe aussi directement que le Moyen-Orient et les Etats-Unis. Depuis des années, Téhéran orchestre des campagnes d’assassinat de dissidents iraniens, de ressortissants israéliens et d’autres personnes sur le sol européen – le plus souvent contrecarrées par les forces de l’ordre. Et, comme je peux personnellement en attester, les Etats-Unis n’échappent pas à cette menace.

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Cela dit, l’Europe et Israël sont davantage exposés à la menace nucléaire iranienne que les Etats-Unis. Si l’Etat iranien se dote de l’arme nucléaire, sa capacité de frappe demeurera, dans un premier temps du moins, significativement limitée par sa capacité balistique. A l’heure actuelle, l’Iran ne possède que des missiles à moyenne portée. Sans missiles balistiques intercontinentaux [dont la portée atteint au moins 5 500 kilomètres], la République islamique n’est pas en mesure d’attaquer le territoire américain.

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