- Le groupe français cessera de vendre des voitures uniquement à essence ou diesel d’ici 2030 en Europe.
- Le plan du nouveau DG, François Provost, mise sur l’électrique et l’hybride et accélère le développement à l’international.
- Il annonce également une ambition technologique « à l’égal des Chinois » avec des batteries rechargeables en dix minutes.
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Auto
Le thermique, c’est (bientôt) terminé pour la marque au losange. Le groupe Renault, qui présente ce mardi 10 mars son plan stratégique 2026-2030, mise sur l’électrique et l’hybride en prévoyant de cesser de vendre des voitures uniquement à essence ou diesel d’ici 2030 en Europe. « D’ici 2030, la marque Renault vise 100 % de ventes électrifiées en Europe et 50% hors d’Europe »
, précise le communiqué du groupe, qui indique vendre encore actuellement en Europe 40% de modèles purement thermiques. La marque vise plus précisément en Europe 50% de tout-électrique et 50% d’hybrides, a ajouté le groupe.
Renault a déjà infléchi sa stratégie en élargissant aux hybrides son objectif précédent, datant de 2021, qui prévoyait 100% de véhicules tout-électriques d’ici 2030. Mais depuis, les ventes de voitures tout-électriques ont été plus lentes que prévu et l’UE a assoupli en décembre son objectif d’électrification pour 2035, en ouvrant la porte aux hybrides. Renault prévoit d’ailleurs de maintenir des modèles hybrides en Europe après 2030.
Même avec ce compromis, Renault maintient le cap de l’électrification pour sa principale marque et se projette dans le post-thermique, contrairement à son rival Stellantis qui veut relancer des modèles à essence et diesel. Cet objectif est l’un des piliers du plan stratégique présenté mardi par le constructeur français pour 2026-2030, qui prévoit de lancer 36 nouveaux modèles, dont 16 électriques. C’est davantage que les 32 modèles sortis entre 2021 et 2025.
Baptisé « futuREady », ce plan, conçu par le nouveau DG François Provost, succède au plan de son prédécesseur Luca de Meo, « Renaulution », qui a vu le succès de la R5 électrique. Il parie non seulement sur les voitures électrifiées mais aussi sur trois marchés internationaux prometteurs : Inde, Corée et Amérique latine. C’est pour ces régions que le groupe développera 14 des 36 nouveaux modèles prévus. Douze nouveaux modèles sous marque Renault seront aussi lancés en Europe. Le groupe continue en revanche à rester à l’écart des marchés américain et chinois.
Par marques, Renault vise d’ici 2030 plus de deux millions de véhicules vendus par an, contre 1,6 million actuellement, dont 50% hors d’Europe. Dans la catégorie électrique, le constructeur accorde une large place à de futurs modèles avec prolongateur d’autonomie, un petit moteur thermique qui recharge la batterie et qui permettra d’atteindre jusqu’à 1.400 km d’autonomie avec des émissions inférieures à 25 grammes de CO₂/km.
Renault annonce également une ambition technologique « à l’égal des Chinois »
avec l’objectif des batteries rechargeables en dix minutes et des moteurs sans terres rares, développés en Europe et pour l’Europe. Il lancera aussi dès cette année un modèle dont le logiciel peut, comme un smartphone, être mis à jour à distance et offrir de nouvelles fonctionnalités. Le premier, lancé courant 2026, sera un véhicule utilitaire électrique, un Trafic, fabriqué à Sandouville, en Normandie.




