
Paradoxal. Au moment où les voitures électriques Renault connaissent un franc succès commercial – et en particulier la R5, numéro un, de très loin, des ventes 2025 de « wattures » en France –, le groupe au losange envisage de démembrer Ampere, sa filiale emblématique de motorisation électrique. Si le processus aboutit, ce sera une façon de dire adieu à la stratégie de valorisation par l’électrique, inspirée par les succès boursiers vertigineux de Tesla au début des années 2020, et mise en place par l’ex-patron de Renault, Luca de Meo.
Mercredi 21 janvier, les organisations syndicales du constructeur ont donc été informées, dans le cadre d’une « phase préliminaire d’information et de discussion », de la réorganisation majeure de l’entité baptisée « Ampere », au sein du groupe automobile. Un processus formel d’information-consultation doit commencer dans les prochaines semaines.
En substance, les activités des usines voitures électriques de Douai et de Maubeuge (l’ensemble nommé « Renault ElectriCity », dans le Nord), et celles de l’usine de Cléon (production de moteurs électriques, en Seine-Maritime), qui étaient intégrées à Ampere, seront directement rattachées au groupe Renault, tout en restant des sociétés distinctes. Les deux principales filiales qui chapeautaient Ampere (Ampere Holding et Ampere SAS) disparaissent. Une société Ampere Energy est créée – elle est consacrée à l’ingénierie des batteries et de la propulsion électrique –, à côté d’Ampere Software Technology, qui existait déjà et rassemble les activités logicielles. Ces deux entités, elles aussi rattachées directement à la maison mère, sont placées sous l’autorité directe de Philippe Brunet, directeur de l’ingénierie du groupe.
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