dimanche, août 30

Le dépouillement aura duré toute la nuit. Certains bulletins doivent être acheminés depuis des villages, isolés, parfois par la route, mais aussi par bateau ou par avion. Il faut ensuite les regrouper dans les centres de dépouillement avant de pouvoir les comptabiliser, rapporte notre envoyée spéciale à Reykjavik, Sophia Khatsenkova. Mais malgré cette attente, la tendance est désormais très difficile à renverser. Le non dispose d’une avance quasiment insurmontable. Les bulletins de la dernière circonscription doivent encore être intégrés avant l’annonce du résultat définitif, vers 12 h, à peu près, heure locale.

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À l’heure actuelle, le « non » devance le « oui » de 5 points, à 52,5 contre 47,5%, selon le pointage en direct de la télévision publique RUV. Seule reste à compter une partie des bulletins d’un district électoral penchant déjà vers le « non ». « La nation rejette les négociations d’adhésion à l’UE », conclut RUV sur son site internet.

Coup dur pour l’UE

Sauf énorme surprise, c’est un coup dur pour l’UE qui aurait vu d’un bon œil une candidature de l’Islande et semblait prête à des compromis pour qu’elle entre dans ses rangs. Toute discussion sur une adhésion de la riche île de l’Atlantique Nord serait gelée au moins jusqu’en 2028.

Le référendum est juridiquement consultatif. Mais la Première ministre islandaise, qui est pro-européenne, s’est engagée à respecter le choix des électeurs. Donc rien ne changera. L’Islande restera dans l’espace Schengen et le marché unique européen, mais sans voix dans les institutions européennes à Bruxelles.

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