L’Iran et les États-Unis sont engagés ce samedi 4 avril dans une course pour retrouver un des deux occupants du premier avion américain à s’être écrasé sur le territoire iranien depuis le début de la guerre, entrée dans sa sixième semaine.
Ce crash dans le sud ouest de la République islamique est un revers sérieux pour Washington, qui se targue depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février qu’aucun soldat américain n’ait été tué ni capturé sur le sol iranien. En revanche, 13 ont péri au Koweït, en Arabie saoudite et en Irak.
Les États-Unis mènent des recherches
Cet appareil, un F-15E a été détruit par un système de défense antiaérien des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique iranienne, a déclaré un porte-parole des forces armées américaines.
« Des recherches supplémentaires sont en cours », a-t-il dit. Le New York Times et le Washington Post disent avoir authentifié des photos et vidéos, circulant sur les réseaux sociaux et dans les médias iraniens, d’hélicoptères et avions américains survolant à basse altitude la zone concernée.
« Ils feront tout leur possible »
Houston Cantwell, un ancien pilote de l’armée de l’air américaine, a expliqué à l’AFP que lors d’opérations similaires, des forces spéciales sont maintenues en permanence en état d’alerte pour secourir les pilotes en territoire ennemi.
« Cela procure une immense tranquillité d’esprit de savoir qu’ils feront tout leur possible pour venir vous chercher », a-t-il raconté, ajoutant toutefois: « en même temps, ils ne se lanceront pas dans une mission suicide ».
Selon lui, la priorité pour un pilote se retrouvant dans cette situation est « de se planquer » et de trouver le meilleur endroit possible pour attendre une exfiltration, comme une clairière ou le toit d’un immeuble.
Des militaires spécialistes de ces opérations
Un vétéran ayant pratiqué des missions d’évacuation similaires, Aaron MacLean a expliqué à CBS News que les équipes chargées d’aller récupérer l’aviateur « opèrent avec différents moyens aériens pour intervenir dans ces circonstances précises. »
Il les a décrit comme « un groupe extraordinaire d’opérateurs spéciaux, qui partent à la rescousse de pilotes ayant eux-mêmes suivi une formation approfondie en matière de survie, d’évasion et de résistance face à d’éventuels ravisseurs. »
MacLean a ajouté que le membre d’équipage disposait d’un traceur GPS, d’une balise et d’une radio cryptée qui lui permet d’éviter les forces ennemies tout en signalant sa présence à d’éventuels sauveteurs.
L’Iran veut mettre la main sur l’aviateur
L’antenne de la télévision d’État iranienne dans cette région du sud-ouest a diffusé des images présentées comme celles de l’épave.
Le gouverneur de la province iranienne de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad a déclaré que « toute personne ayant capturé l’équipage serait particulièrement félicitée », selon l’agence de presse semi-officielle iranienne ISNA, cité par Al-Jazeera.
Plusieurs avions touchés, selon l’Iran
L’armée iranienne a affirmé avoir abattu vendredi un chasseur-bombardier F-15E. Un des deux aviateurs s’est éjecté en vol et a été exfiltré au cours d’un raid des forces spéciales.
L’armée iranienne a aussi affirmé avoir touché un autre avion américain, un appareil d’appui aérien rapproché A-10 Thunderbolt II, qui s’est ensuite abîmé dans le Golfe. Le New York Times avait auparavant fait état de la chute d’un avion américain près du détroit d’Ormuz, ajoutant que son seul pilote avait été secouru sain et sauf.
Dans une interview à NBC, il a assuré que cela ne changeait « rien du tout » à la tenue d’éventuelles négociations avec Téhéran pour trouver une issue à ce conflit, qui ébranle l’économie mondiale.
Article original publié sur BFMTV.com




