samedi, août 1

Avec notre correspondant à Kinshasa, Pascal Mulegwa

Cette seconde audience s’est achevée en son absence. Après avoir quitté l’audience avec fracas, lundi 27 juillet, dénonçant une procédure entachée d’irrégularités et une violation de ses droits, Constant Mutamba ne s’est pas présenté devant la Cour de cassation, le vendredi 31 juillet.

Les juges ont donc poursuivi, une nouvelle fois, l’audition de son coaccusé, Chancard Bukolela, ancien responsable du FRIVAO, établissement chargé de gérer les réparations accordées à la RDC par la Cour internationale de Justice pour compenser les exactions commises par l’Ouganda.

Au cœur du dossier figurent les indemnisations financées par les 325 millions de dollars versés à la RDC, en cinq tranches.

Selon l’accusation, plusieurs décaissements sont contestés, notamment quatorze millions de dollars attribués à une société privée pour réhabiliter une centrale hydroélectrique et quatre millions au zoo de Kisangani qui avait, initialement, sollicité sept cent mille dollars.

À la barre, Chancard Bukolela a affirmé que certains de ces paiements avaient été ordonnés par Constant Mutamba, lorsqu’il exerçait les fonctions de ministre de la Justice et d’autorité de tutelle du FRIVAO. Il a toutefois rejeté toute implication dans de présumés faits de corruption ou d’indemnisation de fausses victimes.

La Cour a clos les débats. Les réquisitions du ministère public et les plaidoiries sont attendues le 5 août.

Les proches de l’ancien ministre affirment qu’il n’entend toujours pas comparaître dans une procédure initiée par des réseaux « mafieux » que Mutamba combattait quand il était au pouvoir.

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