samedi, juillet 11

Il s’appelait Manu et vivait au sein du jardin zoologique depuis près de six ans. Habitué à la présence humaine, il ne présentait aucun comportement agressif et ne constituait pas un danger pour la population. Mais lorsque le primate s’est échappé de son enclos avant d’être aperçu sur le campus de l’Université de Kisangani puis près du cimetière de Makiso, des habitants, au lieu d’alerter les responsables du zoo, l’ont poursuivi, caillassé, puis frappé à coups de bâton jusqu’à sa mort, provoquant la désolation des membres du jardin zoologique.

Car au-delà de sa valeur patrimoniale, l’animal représentait un intérêt scientifique exceptionnel. D’après les responsables du zoo, il était issu d’un croisement rare entre un babouin mâle et un cercocèbe femelle, une particularité susceptible d’alimenter des recherches sur ses caractéristiques biologiques et comportementales.

Dans son communiqué, l’ICCN rappelle que la préservation des espèces animales est une responsabilité collective et que les auteurs d’actes de maltraitance s’exposent aux sanctions prévues par la législation congolaise. Le même jour, le parc national des Virunga annonçait, lui, une excellente nouvelle : la naissance d’un 10ᵉ bébé gorille pour la seule année 2026.

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