Les contours du projet de rapatriement marocain ont été imaginés après que les États-Unis ont entamé leur départ progressif de Syrie. Après l’effondrement des Forces démocratiques syriennes, les prisonniers retenus en Syrie, dans des camps administrés par les FDS ont été transférés par les Américains vers l’Irak en janvier dernier. Près de 5 700 hommes adultes, toutes nationalités confondues, selon le Centcom, le Commandement central américain.
Des chiffres confirmés côté irakien. Le Centre national pour la coopération judiciaire internationale évoquait en février la présence de 710 ressortissants de pays arabes, hors Syrie et Irak.
Depuis, Bagdad appelle les pays concernés à rapatrier leurs prisonniers et à se manifester pour trouver des solutions afin d’organiser leur départ d’Irak. Mais le transfert vers le Maroc prendra du temps car Rabat cherche également à retrouver les familles de ces prisonniers toujours présentes dans la zone de conflit et dont le nombre est actuellement inconnu.
En 2019, le royaume chérifien avait déjà rapatrié huit combattants marocains du groupe État islamique, avant de les condamner à des peines allant de 13 à 18 ans de prison pour terrorisme.




