Quitter les États-Unis pour recommencer ailleurs, parfois plusieurs fois : c’est le choix de Maureen Thomson et Jeremy Myers, un couple du Colorado aujourd’hui installé en Bulgarie. Après avoir tenté de s’établir au Mexique puis en Équateur, ces Américains font partie d’une génération d’expatriés qui cherchent hors des frontières une vie plus libre, plus sûre, plus simple. Le site de la chaîne CNN retrace leur parcours.
“Je ne sais pas si je veux vivre et mourir dans le pays où je suis née”, confie Maureen Thomson. Ce n’est pas une rupture politique, précise-t-elle, mais le refus d’une “vie fade”, trop lisse, trop prévisible. En 2012, les deux entrepreneurs quittent Denver pour le Mexique, séduits par la possibilité de travailler à distance grâce à leur entreprise de mariages, Blue Sky Elopements. L’expérience tourne court : insécurité, infrastructures défaillantes, Internet instable. Ils rentrent aux États-Unis, frustrés mais pas découragés.
Une décennie plus tard, direction Quito. L’Équateur leur plaît, mais le pays, en crise permanente, finit par les épuiser :
“Un jour, j’ai simplement regardé Jeremy et je lui ai dit : “Cela ne finira jamais. Il y aura toujours une grève, toujours une coupure de courant… Il faut qu’on aille quelque part où il n’y a pas de crise permanente.”
Le couple abandonne presque tout sur place, conscient que “ce n’est pas bon marché de passer d’un pays à un autre”.
En décembre 2024, ils s’installent à Plovdiv, en Bulgarie, séduits par les montagnes, la lenteur du rythme de vie et le sentiment de sécurité retrouvé. “Il y a quelque chose de profondément apaisant à vivre dans un endroit où la nature n’est pas seulement une destination, mais une part de ta vie quotidienne”, résume Maureen. Le contraste avec les États-Unis est saisissant : ici, dit Jeremy, “on travaille, puis on s’arrête”.
Leur troisième tentative semble la bonne. Le couple vient de signer un bail à Bansko, une station de montagne qu’ils comparent à Breckenridge, leur ville d’origine [dans le Colorado]. Ils apprennent la langue, s’adaptent aux coutumes et savourent la tranquillité. “Je m’adapterai avant d’attendre que la Bulgarie s’adapte à moi”, assure Maureen, convaincue que cette fois, “[ils tiennent] le bon bout”.
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