- Le PDG de la compagnie à bas coût Ryanair a proposé ce mercredi d’interdire la vente d’alcool aux heures les plus matinales dans les aéroports.
- L’objectif selon lui : éviter les passagers perturbateurs et les déroutements de vol.
La proposition a de quoi surprendre. Dans un entretien accordé au Times
(nouvelle fenêtre) ce mercredi, le PDG de la compagnie aérienne low-cost Ryanair, Michael O’Leary, a plaidé pour… une interdiction de l’alcool tôt le matin dans les aéroports. « Je ne comprends absolument pas pourquoi des gens sont servis dans les bars des aéroports à cinq ou six heures du matin. Qui a besoin de boire de la bière à cette heure-là ? »
, s’est-il interrogé.
Si la question peut faire sourire, elle n’en est pas moins sérieuse. « Si je remonte deux ans en arrière, nous avions peut-être un
déroutement de vol
(nouvelle fenêtre) par semaine, maintenant je dirais que nous sommes proches d’un par jour »
, a justifié l’entrepreneur irlandais, à la tête de la première compagnie européenne en nombre de passagers transportés.
Selon lui, ce sont les établissements, restaurants et bars aéroportuaires, « qui, en cas de retard, sont tout à fait disposés à servir autant d’alcool que ces gens en veulent, parce qu’ils savent qu’ils vont exporter le problème vers les compagnies aériennes ».
Deux boissons alcoolisées par passager
Outre l’interdiction pure et simple de la vente aux heures les plus matinales, l’homme d’affaires propose également de restreindre les passagers à deux boissons alcoolisées (nouvelle fenêtre) dans les aéroports. Et ce, grâce au traçage de la carte d’embarquement.
« Tant que quelqu’un ne provoquera pas un accident entraînant le crash d’un avion et la mort de centaines de personnes, aucun gouvernement ne prendra véritablement ce problème au sérieux »
, assure-t-il.
Ce n’est pas la première fois que le très médiatique patron, régulièrement en croisade en France contre les taxes sur les billets d’avion, dénonce les problèmes de consommation de drogue et d’alcool à bord de ses aéronefs. En juin dernier, Ryanair avait ainsi décidé de mettre en place une amende de 500 euros visant à sanctionner « les passagers perturbateurs dont le comportement entraîne leur débarquement de l’appareil »
. La balle, désormais, est entre les mains des exploitants aéroportuaires.




