lundi, mars 30

  • Le président de la République se rend cette semaine en Asie.
  • Entre mardi et vendredi, Emmanuel Macron se déplace au Japon puis en Corée du Sud.
  • L’occasion d’évoquer la situation au Moyen-Orient… mais pas uniquement.

Un nouveau déplacement au programme. Emmanuel Macron va se rendre à compter de mardi 31 mars au Japon et en Corée du Sud. Prévue de longue date pour renforcer les liens économiques et culturels, la visite du président de la République, qui durera jusqu’à vendredi, est percutée de plein fouet par le conflit déclenché il y a un mois par les États-Unis et Israël contre l’Iran, dont la riposte a depuis provoqué le blocage de facto du détroit d’Ormuz dans le Golfe.

Le Japon comme la Corée du Sud dépendent des importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient, dont la majeure partie transite par cet étroit passage maritime. Tous deux, ainsi que la France, ont signé une déclaration d’une vingtaine de pays se disant « prêts à contribuer aux efforts » pour accompagner la réouverture du détroit, mais quand les armes se seront tues. « La crise au Moyen-Orient sera au cœur des échanges » lorsque le chef de l’État rencontrera la Première ministre japonaise Sanae Takaichi et le président sud-coréen Lee Jae Myung, promet l’Élysée.

« L’attractivité de la France » au menu

À côté de ce volet imposé par l’actualité, la visite officielle à Tokyo, de mardi à jeudi, puis la visite d’État à Séoul, jeudi et vendredi, qui sera le premier déplacement d’un chef de l’État français en Corée du Sud depuis 2015, viseront à consolider des partenariats jugés cruciaux pour la stratégie de la France dans la région indopacifique. Et à préparer le sommet du G7 en juin à Évian, dans les Alpes françaises, avec le Japon, qui est membre de ce club de pays riches, mais aussi la Corée du Sud, membre du G20.

Deux images pourraient marquer la mini-tournée : à Tokyo, sous les « sakura », les emblématiques cerisiers dont la floraison coïncide avec la venue d’Emmanuel Macron ; puis à Séoul, lors d’une rencontre du président avec des représentants de la K-pop, instrument de choix du « soft power » coréen.

Accompagné de chefs d’entreprises françaises, Emmanuel Macron va aussi mettre l’accent sur « l’attractivité de la France », en rencontrant notamment, côté japonais, les dirigeants de Softbank, champion des investissements technologiques, ou du fabricant d’équipements pour la recherche Horiba, et côté sud-coréen ceux de Samsung ou Hyundai Motor.

I.N avec AFP

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