lundi, mai 25

« Ndlr » signifie précisément « note de la rédaction ». Cette mention indique qu’un ajout a été introduit dans un texte par la rédaction, un journaliste ou, de manière plus large, par la personne chargée de l’édition du contenu. Son rôle est simple : apporter une précision, rectifier un point factuel, expliciter un nom, signaler un contexte ou éviter une ambiguïté pour le lecteur. On la rencontre surtout dans la presse, mais aussi dans certains livres, essais, blogs ou travaux édités. En clair, « ndlr » ne fait pas partie de la citation d’origine : c’est une intervention extérieure, assumée comme telle, et clairement identifiable dans le texte, afin d’éclairer la lecture sans dénaturer les propos rapportés.

Comment placer « ndlr » dans un texte ?

L’usage le plus utilisé aujourd’hui consiste à placer « ndlr » entre parenthèses ou, plus rigoureusement, entre crochets lorsqu’il s’agit d’un ajout à l’intérieur d’une citation. Exemple : « Il est arrivé en retard » [ndlr : de vingt minutes] à la réunion. » Les crochets permettent justement de montrer qu’il s’agit d’une intervention éditoriale et non des mots exacts de la personne citée. Dans les usages typographiques les plus soignés, on rencontre aussi la forme « n.d.l.r. », avec des points. Certaines rédactions préfèrent écrire « note de la rédaction » en toutes lettres, a fortiori quand la précision est un peu longue ou mérite d’être parfaitement explicite pour le lecteur.

Quelle différence avec une note de bas de page ou une note de l’auteur ?

Il ne faut pas confondre « ndlr » avec une note de bas de page classique. Une note de bas de page renvoie en effet à une référence, une source ou un développement complémentaire. Quant à la mention « ndlr », elle intervient directement dans le fil du texte, souvent au sein même d’une citation. Il faut aussi la distinguer de la « note de l’auteur », qui émane de l’auteur lui-même, et non de la rédaction. Dans le monde anglophone, l’équivalent le plus proche est souvent « editor’s note« . D’autres mentions voisines existent suivant les contextes, comme « translator’s note » pour une note du traducteur, ou « [sic]« , qui sert non pas à expliquer, mais à signaler qu’une bizarrerie ou une erreur figurait déjà dans le texte source.

Les bonnes pratiques à connaître avant d’utiliser « ndlr »…

La première règle est de rester sobre : une note de la rédaction doit éclairer, pas envahir ! Elle doit être brève, utile et parfaitement identifiable. Mieux vaut aussi éviter d’utiliser « ndlr » pour commenter de façon subjective une citation : son emploi est d’abord informatif. Concernant la typographie, les usages fluctuent selon les maisons d’édition et les médias, mais une constante demeure : l’intervention éditoriale doit être clairement distinguée du texte cité. Par ailleurs, gare aux confusions de requête : sur le web, « NDLR » peut aussi renvoyer à d’autres sigles sans lien avec l’édition, alors qu’ici, le sens recherché est presque toujours linguistique et journalistique.

Lire l’article sur le site de Ça M’Intéresse

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