jeudi, janvier 22
Des bateaux de pêche amarrés le long des pontons du port de pêche d’Arcachon (Gironde), à la veille d’une interdiction de pêche, le 21 janvier 2024.

Les marins pêcheurs de quelque 300 bateaux de l’ouest de la France doivent, de nouveau, rester à terre. Pour la troisième année d’affilée, les navires d’au moins 8 mètres employant certains engins à risque pour les petits cétacés ont interdiction de pêcher dans le golfe de Gascogne, qui s’étend de la Bretagne à l’Espagne. Le bannissement momentané, qui court du 22 janvier au 20 février, concerne notamment les fileyeurs et les chalutiers pélagiques, qui tirent une poche conique entre la surface et le fond de l’océan. Les flottilles battant pavillon étranger sont également concernées.

C’est désormais la question complexe et épineuse de l’avenir de ces mesures qui se pose. Les interdictions temporaires de pêche actées par les autorités fin 2023 arrivent en effet à leur terme : elles avaient été décidées pour trois hivers seulement, après injonction du Conseil d’Etat. Le juge administratif avait été saisi par des associations de défense de l’environnement, inquiètes de la hausse des échouages de dauphins pris dans les engins des pêcheurs. Le phénomène a été endigué : les évaluations des scientifiques de Pelagis, un observatoire des mammifères et des oiseaux marins rattaché à l’université de La Rochelle-CNRS, font état d’une baisse importante de la mortalité par capture accidentelle l’hiver.

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