mercredi, février 4
Rémy Daillet au tribunal de Nancy, le 16 juin 2021, avant une audience devant le juge des libertés et des détentions.

« Je ne sais pas jusqu’où je serais allé avec Rémy Daillet. » En garde à vue, celui qui est présenté par les autres membres du mouvement complotiste comme le bras droit de Rémy Daillet confie avoir été « soulagé » d’être interpellé, ce 5 octobre 2021. Compositeur interprète âgé alors de 43 ans, titulaire d’un diplôme d’éducateur spécialisé, le surnommé « Bouga » raconte un projet de « renversement pacifique » qui a « vrillé » vers « quelque chose de plus violent » baptisé « Projet Azur ».

L’enquête identifiera les cibles présumées de leur mouvement complotiste insurrectionnel appelant au « coup d’Etat » : antennes 5G, centres de vaccination, église « où se déroulait des séances sataniques », policiers, « journalopes », personnalités publiques juives ou politiques liés à la gestion de la crise sanitaire, parmi lesquelles Jacques Attali ou Edouard Philippe… Et au milieu de ce plan demeuré en partie inabouti, un passage à l’acte : le rapt d’une fillette de 8 ans, en avril 2021, dans les Vosges. Mia sera retrouvée cinq jours plus tard dans un squat en Suisse avec sa mère, qui en avait perdu la garde et avait fait appel au mouvement de Rémy Daillet pour ce qu’eux nomment une « restitution ».

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