mardi, février 3
Marine Le Pen, au palais de justice de Paris, en compagnie de son avocat, Rodolphe Bosselut, lors du procès en appel des assistants parlementaires du FN au Parlement européen, le 20 janvier 2026.

C’est une réunion qui n’avait pas vocation à être éventée : à l’automne 2025, deux avocats du cabinet August Debouzy, la firme la plus influente de Paris, ont proposé leur aide à la défense de Marine Le Pen dans le cadre de sa préparation au procès en appel des assistants parlementaires du Front national (ancien nom du Rassemblement national, RN). Un entretien discret, réunissant dans la même pièce des avocats de Marine Le Pen et deux associés expérimentés du prestigieux cabinet, spécialisé en affaires publiques et droit des affaires : Emmanuelle Mignon, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy et éphémère vice-présidente du parti Les Républicains en 2023 et 2024 ; et Valéry Denoix de Saint-Marc, d’ordinaire affecté au droit des affaires et spécialiste de l’arbitrage international.

L’équipe de défense de la cheffe de file de l’extrême droite est pourtant déjà constituée, et la préparation du procès en appel bien avancée. Mais le cabinet « AD » a tenu à se rendre disponible auprès du camp susceptible d’accéder à l’Elysée en 2027, selon le récit fait au Monde par une source informée de cette entrevue et de son contenu. Avec Emmanuelle Mignon et l’ex-premier ministre de François Hollande (décembre 2016-mai 2017) Bernard Cazeneuve parmi ses associés, mais aussi quelques noms du pouvoir comme Pierre Sellal – président du club Le Siècle – ou l’ancien haut-fonctionnaire Bernard Attali, le bipartisme historique est bien couvert.

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