Dix jours après avoir été reconnu coupable du « meurtre » et du « viol » de Justine Vayrac, Lucas Larivée, 24 ans, a fait appel de sa condamnation, mardi 31 mars, a appris BFM auprès de l’avocat des parties civiles.
Condamné à 30 ans de réclusion criminelle assortis d’une peine de 20 ans de sûreté le 21 mars dernier, au terme de six jours d’une audience particulièrement éprouvante, Lucas Larivée avait la possibilité de faire appel jusqu’à ce mardi à minuit. Me Olivier Guillot, avocat des parties civiles, explique avoir reçu la nouvelle en fin de journée, quelques heures avant la fin de ce délai.
« La famille de Justine s’y était préparée mais étant donné qu’on arrivait au bout du délai, on s’était fait à l’idée qu’il y avait peut-être renoncé. Donc ça a été un peu la douche froide », explique Me Olivier Guillot, qui représente tous les membres de la famille de la victime. « Il faudra tout recommencer, réexpliquer, redire, revivre… »
Reconnu coupable en première instance
Pendant toute la longueur du procès qui s’est tenu du 16 au 21 mars dernier, le jeune agriculteur de 24 ans est resté sur la version qu’il avait servie aux enquêteurs: la victime et lui auraient eu, selon lui, un rapport sexuel consenti chez lui, à Beynat (Corrèze) lors duquel il l’a étranglée très fortement, puis lui a asséné un coup de poing qui l’a achevée, sans avoir l’intention de la tuer. Son avocat et lui plaidaient donc des « coups mortels », passibles de 15 ans de réclusion.
Un scénario qu’ont réfuté l’accusation, qui demandait la réclusion criminelle à perpétuité, estimant qu’il s’agissait bien d’un « viol » et d’un « meurtre », puis la cour d’assises, qui l’a reconnu coupable de ces chefs.
Après avoir tué la jeune femme de 20 ans, Lucas Larivée s’était servi d’un chariot télescopique agricole pour enterrer le corps de la jeune femme sur son exploitation, dans une sorte de décharge.
L’avocat de la défense, Me Michel Labrousse, doit tenir une conférence de presse ce mardi en fin de matinée lors de laquelle il précisera les raisons de l’appel de son client.
Article original publié sur BFMTV.com




