mercredi, janvier 28
L’ancien sénateur Joël Guerriau, au tribunal, à Paris, le 26 janvier 2026.

Non, ce n’est pas « par inadvertance » que Joël Guerriau a fait boire à Sandrine Josso du champagne mélangé à une substance inconnue de lui, à l’occasion d’un dîner dans son appartement de fonction parisien, le 14 novembre 2023. La condamnation de l’ancien sénateur (MoDem) de Loire-Atlantique à quatre ans d’emprisonnement, dont dix-huit mois ferme, prononcée mardi 27 janvier par le tribunal correctionnel de Paris, balaie d’un trait la défense hasardeuse qu’il a soutenue tout au long des débats.

Le jugement affirme, au contraire, que Joël Guerriau a administré, en toute connaissance de cause, et à l’insu de sa collègue députée, une dose de MDMA « largement supérieure au taux récréatif », dans l’intention de l’agresser sexuellement ou de la violer. La peine est assortie d’une inéligibilité de cinq ans et d’une obligation de soins. Le tribunal a, en revanche, écarté la demande d’inscription de l’ancien sénateur au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes qui avait été requise.

Considérant que les éléments de personnalité du prévenu « ne justifiaient pas une incarcération immédiate », il a prononcé un mandat de dépôt différé, sans exécution provisoire. Joël Guerriau ayant annoncé son intention de faire appel du jugement, il ne sera donc pas incarcéré dans l’attente de son nouveau procès.

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