jeudi, février 19

  • De nombreux Français rapportent avoir du mal à dire « non », que ce soit au travail ou dans leur vie privée.
  • Cette incapacité peut mener à une surcharge mentale, voire à des burn-out.
  • L’équipe de « Bonjour ! Avec vous » revient sur cette question ce jeudi 19 février.

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Bonjour ! La Matinale TF1

Apprendre à dire « non », que ce soit dans le contexte privé ou professionnel :: un acte trop difficile ? De nombreux Français déclarent avoir du mal à dire « non » dans ces deux cas de figure, comme cette jeune femme qui témoigne au micro de TF1 : « Moi, je ne sais pas dire non. C’est très problématique, je pense que c’est une question de confiance en soi. Dire non, c’est poser ses limites, c’est s’imposer et je pense que j’ai peut-être un peu de mal à le faire. » Une difficulté que retrouve une partie de l’équipe de « Bonjour ! Avec vous », qui a consacré son débat du jour à la question.

Parce que si le « non » est si important, c’est que son absence peut parfois mener à de véritables détresses psychologiques. Ces détresses ont été particulièrement documentées dans le milieu professionnel : « Dans un baromètre Ipsos de 2025 sur l’état de santé psychologique des salariés français, on découvre que 47% des salariés sont en détresse psychologique et un sur cinq craque au moins une fois par semaine », rapporte Julie Tomeï. Ces problèmes psychologiques peuvent amener au « burn-out », cet épuisement professionnel lié à une surcharge de travail.

Arrêter de se conformer aux désirs des autres

Bénédicte Le Chatelier, qui témoigne avoir subi un burn-out « personnel » confirme que cet épuisement est total : « C’est vraiment l’image de la combustion, d’une bougie qui se consume et tout d’un coup, il n’y a plus de mèche, il n’y a plus de cire. » Pour sa part, elle aurait aimé connaître les signaux avant-coureurs du burn-out : « Votre corps parle avant vous. Pendant longtemps, j’ai eu peur d’être malade. Je me suis mise à dormir les dents très serrées, les poings serrés, je sursautais au moindre bruit, j’étais hyper speed… (…) Ce qui m’a fait prendre conscience des choses, c’est une collègue de bureau qui est arrivée un matin et qui m’a juste demandé : ‘comment ça va aujourd’hui ?’ et j’ai fondu en larmes. Et là, j’ai compris qu’il y avait un souci. »

Interrogé par « Bonjour ! Avec vous », le psychiatre Serge Hefez confirme l’importance de dire « non » : « Les effets positifs de dire non, c’est qu’on va respecter son propre désir, et on va déjà s’interroger sur ce que l’on veut. (…) En s’interrogeant sur son désir, on va peut-être se rendre compte que ce que vous demande l’autre, ce qu’il désire, n’est pas votre désir propre. Or, on passe énormément de temps à se conformer au désir des autres pour être aimé, pour être bien vu. Et donc, dire non, c’est poser son propre désir, sa propre envie. »

L. C. pour TF1 Info

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