jeudi, janvier 8
Manifestation d’agriculteurs devant le Parlement européen organisée par le COPA-Cogeca, principale association représentant les agriculteurs et les coopératives agricoles de l’UE, à Bruxelles, le 18 décembre 2025.

Alors que la colère agricole gronde à nouveau depuis mi-décembre 2025 en France et qu’une démonstration de force d’une coalition de près d’un millier d’agriculteurs européens a frappé les esprits à Bruxelles, le 18 décembre, la Commission européenne a décidé de donner des gages aux agriculteurs européens. L’enjeu : obtenir le soutien des Etats membres pour la signature de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Une ratification qui pourrait avoir lieu lundi 12 janvier, après un vote vendredi 9 janvier.

A la veille d’une réunion des ministres de l’agriculture des Vingt-Sept, prévue mercredi, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a donc envoyé un courrier aux Etats membres et au Parlement européen proposant un déblocage anticipé de fonds alloués à l’agriculture. « Afin de garantir la disponibilité de ressources supplémentaires dès 2028 ‍pour répondre aux besoins des agriculteurs et des communautés rurales, je ​propose que les Etats membres aient accès, lors de la soumission de leur plan initial, à un maximum des deux tiers du montant normalement disponible pour l’examen à mi-parcours », écrit-elle, avant d’ajouter : « Cela représente environ 45 milliards d’euros qui peuvent être mobilisés ⁠immédiatement pour soutenir les agriculteurs. » Dans cette lettre, elle souligne que le montant total attribué aux agriculteurs dans le cadre de la prochaine Politique agricole commune (PAC) serait fixé à 293,7 milliards d’euros.

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