Avec notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan
Sur le sujet de la lutte anti-terroriste, les deux candidats partagent un socle commun : la nécessité d’une réponse militaire, avec, pour priorité, le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité.
C’est un membre de la direction des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui a porté la parole de Paul Hounkpè (ancien maire, ancien ministre et candidat de l’opposition, NDLR) dans les médias, dans les tranches de campagne réservées aux candidats ou à leurs représentants.
« Conjuguer nos efforts avec nos voisins », souhaite le camp de l’opposition
Sa vision repose sur plusieurs piliers : « une armée béninoise forte, à l’affût du renseignement pour anticiper sur toutes agressions extérieures ». « On dit souvent une mission des moyens. Il faut aussi et surtout veiller à la motivation à la formation », explique-t-il.
À cela s’ajoute une dimension régionale. Le Bénin ne peut agir seul, insiste le porte-parole du candidat de l’opposition : une coopération étroite avec le Niger et le Burkina Faso s’impose. « Nous devons conjuguer nos efforts avec nos voisins sans perdre notre dignité », reprend-il.
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Romuald Wadagni en déplacement dans les localités meurtries
Du côté de Romuald Wadagni, la campagne a débuté par le Nord, avec des étapes à Banikoara et Ségbana, deux localités meurtries par des attaques terroristes. Familier du dossier sécuritaire, le candidat défend une approche axée sur la modernisation technologique et l’anticipation des menaces.
« Doter nos forces de sécurité et de défense d’équipement dernière génération, c’est l’approfondissement de ce que nous faisons déjà, explique-t-il. Nous allons pouvoir doter nos forces de défense et de sécurité d’une capacité à voir ce qui se passe sur toutes nos frontières. Nous allons leur permettre de pouvoir anticiper sur l’ennemi qui s’approche, d’être beaucoup plus réactifs quand on est attaqué. »
Wadagni a consacré sa première semaine à traverser le Bénin du Nord au Sud. Son rival, Paul Hounkpè, est lui resté cantonné au sud du pays. On ignore encore s’il prévoit de se rendre dans les zones à risque au cours des prochains jours.
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